Les convois

 

    Le voyage vers l’Ouest dure plusieurs mois, du printemps à l’automne pour éviter le franchissement des Rocheuses en hiver.  Le parcours est trop dangereux pour être effectué seul. Des convois de chariot se forment donc au printemps dans la région de Saint Louis, au début de la piste. Chaque convoi constitue une micro société. Il comprend généralement une centaine de chariots. Il a trouvé et élu un chef, un professionnel qui a déjà fait la route, et servira à la fois de guide, de policier et de juge de paix. Les chariots sont tirés par des bœufs, plus résistants que les chevaux. Ils sont très lourdement chargés. On emporte non seulement un mobilier sommaire ou des outils, mais des provisions pour plusieurs mois. On n’avance donc que lentement, environ quinze miles par jour, soit vingt cinq kilomètres. Le soir les chariots se forment en cercle pour la nuit.

    De 1840 à 1880, on estime que 300.000 personnes ont ainsi pris la piste de l’Ouest. Environ 10.000 tombes jalonnent le parcours, soit 3 % de l’effectif. Les plus grands dangers étaient les accidents, et surtout la maladie, beaucoup plus que les Indiens. Pas plus de 200 colons ont perdu la vie lors de rencontres avec les Indiens ayant mal tourné.  

 

    L’ère des convois se termina dans les années 1870, lorsque le réseau de chemin de fer assura l’essentiel du trafic.      

 

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Comment attribuer la terre ?

Les Etats-Unis louvoient entre deux tendances :

-Un partage démocratique entre ceux qui veulent travailler. C’est le Homestead Act de 1862 : des lopins de 65 hectares sont cédés gratuitement ou à très bas prix aux familles qui les cultivent pendant cinq ans. Des centaines de milliers de petites exploitations sont ainsi créées … mais environ la moitié se révèleront non viables et disparaitront.

-L’accaparement par les plus puissants. Le Homestead Act est souvent détourné par des spéculateurs qui manœuvrent pour racheter des lots à bas prix. Surtout, des concessions très importantes sont cédées aux compagnies qui financent la construction du chemin de fer : plusieurs hectares de terre de part et d’autre de la voie. C’est la Pacific Railroad Act, également voté en 1862.

Ci-contre : la carte de l'Ouest garde la marque de cette attribution massive de parcelles. Le réseau routier, parfaitement géométrique, suit les limites des parcelles.

Des conflits violents opposent communautés ou générations d’arrivants autour de la répartition des richesses.  Une lutte de classes qui se déroule parfois à main armée, lorsque les uns ou les autres créent une milice.    

 

 

 

 

 

 

 

 

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