1-De la ville ouverte à la ville fermée

 

 

La fin de la "Pax romana"     Page 13

 

A partir du IV° siècle, les invasions germaniques forcent la frontière du Rhin et mettent fin à la "paix romaine". Cela donne à Lutèce / Paris une importance stratégique nouvelle. Elle est une base de repli et de concentration des forces romaines qui combattent sur le Rhin. En 360, pour la première fois, un empereur est proclamé à Lutèce. C'est Julien, dit "Julien l'apostat", porté au pouvoir suprême par ses légionnaires. Mais cela ne fait pas encore de Lutèce une capitale.

 

 

Une ville fortifiée   Page 14

La ville est désormais menacée, et doit se protéger :

-Vers 280 : Des Germains pillent l'île de la cité.

-Début du IV° siècle : Construction d'un premier rempart protégeant l'île de la Cité.

-360 : C'est sans doute dans le "Palais" de l'île de la Cité que réside l'empereur Julien. Dans cette ville menacée, l'île fortifiée est devenue le centre du pouvoir politique. La rive gauche n'est pas abandonnée, mais pèse de moins en moins lourd.

-451 : Attila s'approche de Paris, semant la panique, puis s'en détourne. Le mérite de ce salut est attribué à Sainte Geneviève.

IX° siècle : Paris est plusieurs fois assiégé et pillé par les Vikings. Dans le long siège de 885-887 se distingue Eudes, comte de Paris. De sa famille sortira, un siècle plus tard, la dynastie des Capétiens.

 

 

 

 

 

 

 2-Paris devient capitale (IV° - XII° siècles)

Page 15

 

 

Depuis quand ? On ne peut répondre par une date précise. La ville commence à jouer un rôle politique important au IV° siècle avec l'empereur Julien l'apostat. Mais ceci ne suffit pas à en faire une capitale. Ensuite les étapes sont complexes, avec  de longues éclipses. La transformation de la ville en capitale de la France n'est vraiment achevée qu'avec Philippe Auguste au XII° siècle. Il est aussi le premier à entourer toute la ville d'un système cohérent de fortifications.

 

 

 

 

3-Les enceintes du Moyen Âge

 

Construction de Paris, construction du royaume     Page 16

 

 

Dire que Paris est, depuis les premiers Capétiens, la "capitale de la France" est un raccourci abusif .... parce qu'à cette époque il n'y a pas vraiment de France. Sous Hugues Capet (987-996) le pouvoir réel du roi se limite à son propre domaine, c'est à dire, en gros, l'Ile de France. Au delà, ce sont les grands féodaux qui dirigent. Ils sont, certes, vassaux du roi, mais seuls maitres sur leurs propres terres.

Toute l'œuvre des Capétiens sera de rassembler patiemment des terres sous la seule autorité du roi. Leur capitale, Paris, grandit en même temps que le royaume, sans qu'aucune autre ville ait jamais pu la concurrencer.

La ville en croissance continue déborde au fil des siècles ses enceintes successives.

 

L'enceinte de Philippe-Auguste (1190-1215)   Page 17

 

 

Philippe-Auguste (1180-1223) peut être considéré comme le premier grand roi de la dynastie capétienne. Avec lui pour la première fois l'autorité du roi s'étend sur la plus grande partie du royaume, au détriment du pouvoir des grands féodaux. Parmi tous ces grands féodaux, le plus dangereux est le Plantagenet, certes vassal du roi de France pour les terres qu'il possède dans le sud-ouest ... mais également roi d'Angleterre. Or, face à Philippe-Auguste, son emprise recule considérablement (voir carte).

L'autre grand succès du roi de France est la victoire de Bouvines (dimanche 27 juillet 1214), face à une coalition de l'Angleterre,

 de la Flandre et de l'empereur allemand.

 

 

Page 18

Dans ce contexte de renforcement du royaume, le roi fortifie la ville qui est désormais, indiscutablement, sa capitale. L'enceinte de Philippe-Auguste est construite d'abord, de 1190 à 1209, sur la rive droite, plus peuplée et plus exposée à une attaque anglaise; puis sur la rive gauche, moins peuplée, de 1200 à 1215. Sur la rive droite, à l'Ouest, l'enceinte s'appuie sur une nouvelle forteresse, le Louvre.

 

Dans cette ville désormais fortifiée, la place centrale de l'île de la Cité est confirmée, avec, à l'Est le pouvoir religieux, à l'Ouest le pouvoir du roi. A l'Est Notre Dame de Paris est édifiée de 1163 à 1345, à l'emplacement de ce qui fut autrefois un temple romain.   A L'Ouest, le roi est installé dans le palais de la Cité depuis le début du XII° siècle.

 

 

 

L'enceinte de Charles V (1356-1383)    Page 19

 

 

Aux XIV° - XV° siècles, le royaume traverse une des plus terribles épreuves de son histoire, la Guerre de Cent Ans (1337-1453). Non seulement la couronne de France est revendiquée par le roi d'Angleterre, mais le royaume se déchire. La ville de Paris, derrière Etienne Marcel, tente un moment de mettre le pouvoir royal en tutelle.

 

Au milieu de tous ces dangers, deux nécessités apparaissent :

-Mieux fortifier Paris, car la ville a très largement débordé au delà des remparts de Philippe-Auguste, surtout sur la rive droite. L'édification d'une nouvelle enceinte commence dès 1356, au lendemain de la désastreuse bataille de Poitiers (le roi Jean le Bon est prisonnier du roi d'Angleterre). Les travaux se poursuivent pendant tout le règne de Charles V, roi de 1364 à 1380.

 

Page 20

-Charles V rétablit la situation intérieure et extérieure, mais il a appris à se méfier de Paris, ville dangereuse pour le pouvoir. Il ne souhaite plus résider au cœur de sa capitale, dans l'île de la Cité, mais plutôt sur sa marge : à l'Ouest (au Louvre); à l'Est (à l'hôtel Saint Pol), voire complètement à l'extérieur (au château de Vincennes). A l'Est de Paris, il fait construire une nouvelle forteresse, la Bastille (1370-1383). Elle fait partie du nouveau mur d'enceinte, mais elle est aussi conçue comme une protection contre Paris, et un éventuel lieu de refuge pour le roi.

 

 

Que nous reste-t-il de ce Paris du Moyen Âge ?

 

Beaucoup !

 

-La trace des enceintes.  Page 21

 

Sur la rive gauche, beaucoup moins développée au Moyen-âge, l'enceinte de Philippe-Auguste a été progressivement démolie à partir du XVI° siècle. Mais son tracé est encore parfaitement visible sur le plan actuel (voir carte). Les noms de "rue des Fossés Saint Bernard" et "rue des Fossés Saint Jacques" font évidemment allusion aux fossés de l'ancienne enceinte.

 

 

Page 22

Sur la rive droite par contre, l'enceinte de Philippe-Auguste, doublée par l'enceinte de Charles V, devient inutile dès la fin du XIV° siècle. Elle est progressivement dévorée par la ville, et son tracé a totalement disparu du plan actuel, même s'il reste ici  et là de nombreux vestiges de la muraille.

 

Page 23

Quant à l'enceinte de Charles V (prolongée à l'Ouest par un rempart construit sous Louis XIII), elle est démolie à partir de 1670 sur ordre de Louis XIV : elle n'a plus guère de sens puisque la ville a, de nouveau, débordé largement au delà des remparts. Mais de l'enceinte il reste le "boulevard", c'est à dire le chemin militaire qui précédait la muraille. Ce sont aujourd'hui les "grands boulevards", qui relient la Bastille à l'opéra en passant par les portes Saint Denis et Saint Martin.

 

 

 

- Une distinction naissante entre les quartiers de la ville .  Page 24

 

Le roi  a quitté l'Île de la Cité pour des raisons à la fois pratiques et politiques. La justice reste dans l'île. Mais le pouvoir royal est désormais, soit à l'Ouest (le Louvre), soit à l'Est (l'Hôtel Saint Pol et Vincennes).

Paris étant définitivement capitale, l'aristocratie laïque et religieuse s'installe près du roi. Commence alors la construction des "hôtels particuliers", qui vont cristalliser la naissance des "beaux quartiers" : autour du Louvre; mais aussi autour de l'Hôtel Saint Pol, et au quartier latin pour l'aristocratie religieuse : l'Université s'y développe à partir du XII°-XIII° siècle, la construction de l'Hôtel des abbés de Cluny commence en 1456.

 

 

 

-Un certain type de rues,   Page 25

 

Elles sont étroites, sinueuses, dans tout le périmètre de ces deux enceintes du Moyen-Âge. La plupart n'ont guère changé d'aspect jusqu'au XIX° siècle. Les immeubles, souvent antérieurs au XIX° siècle, sont la plupart du temps très difficiles à dater.

 

 

-La distinction entre le bourg et le faubourg.  Page 26

 

A l'intérieur des murs du Moyen-Âge, on est dans le bourg. Au delà, on est "hors le bourg", ou "for le bourg", ce qui a donné le mot "faubourg". On retrouve cette dénomination pour les voies les plus longues et les plus anciennes de Paris : la rue Saint Antoine se prolonge par la rue du faubourg saint Antoine, la rue Saint Denis par la rue du faubourg Saint Denis, etc...

 

 

 

 

4- L'époque moderne : du "mur" aux "fortifs"

 

Paris continue de croître ...     Page 27

 

Sa croissance  accompagne le renforcement du royaume. En 1789 la France est l'état le plus peuplé d'Europe. Paris a 600 000 habitants, sa population a triplé depuis le XVI° siècle.

Dans ce contexte les limites fixées par Charles V n'ont plus de sens. Son enceinte est détruite sous Louis XIV. Les faubourgs font désormais partie de la ville. Un mot nouveau se généralise pour désigner ce qui est à l'extérieur : la banlieue.

 

... et se donne une nouvelle enceinte  Page 28

 

L'enceinte des Fermiers généraux est construite de 1784 à 1790. Cette enceinte n'est pas militaire, mais fiscale. Il s'agit de faire payer des taxes aux marchandises entrant dans Paris : c'est "l'octroi", que l'on paie aux "barrières". Ce mur fiscal est évidemment très impopulaire. On colporte que "le mur murant Paris rend Paris murmurant".  L'octroi est brièvement aboli au moment de la Révolution, puis vite rétabli, et ne disparaît complètement qu'en ... 1943 !

Bien que n'étant pas militaire, cette enceinte est défendue militairement en 1814, en particulier à la barrière de Clichy par le maréchal Moncey (un monument rappelle aujourd'hui cette bataille au centre de la place Clichy).

Le mur est démoli en 1860. Il en reste aujourd'hui quatre bâtiments qui marquaient des "barrières" : rotondes de Monceau et de la Villette, colonnade de la Place de la Nation, bâtiment de la place Denfert- Rochereau

 

 

 

La monarchie transforme sa capitale

 

D'une part, les rois ont définitivement choisi l'Ouest, au XVI° siècle.     Page 29

 

L'Hôtel Saint Pol tombe en ruines, le terrain est loti par François I° en 1543. l'Hôtel des Tournelles (à l'emplacement de l'actuelle place des Vosges) est laissé à l'abandon après la mort tragique de Henri II, tué ici accidentellement au cours d'un tournoi (1559). Catherine de Médicis, sa veuve, prend le lieu en horreur et réside au Louvre.

La croissance du Paris royal et monumental se fait essentiellement vers l'Ouest. Les meilleurs symboles en sont la construction de l'Hôtel des Invalides par Louis XIV à l'Ouest (années 1670). Et, surtout, l'extension du Louvre vers l'Ouest au cours des siècles.

 

Page 30

Un nouveau quartier d'hôtels particuliers se développe à l'Ouest aux XVII°-XVIII° siècles : le faubourg Saint Germain. Un grand nombre de ces hôtels aristocratiques est aujourd'hui occupé par la république. Exemple : l'Hôtel Matignon, construit de 1722 à 1724, racheté par l'état en 1922, siège du premier ministre depuis 1935. 

 

Page 31

Avec le développement de quartiers populaires à l'Est (faubourg Saint Antoine, faubourg Saint Marcel...) la distinction Est / ouest est solidement installée à la veille de la Révolution.  

 

 

D'autre part, la monarchie engage dans sa capitale, qu'elle veut prestigieuse, les premières opérations d'urbanisme.

Page 32

Au Moyen âge, la ville a grandi au hasard. L'Etat l'a parsemée de constructions (églises, palais...), ou cernée de fortifications, mais jamais la ville n'a été pensée selon un plan global. Un tel plan global n'apparaîtra vraiment qu'au XIX° siècle avec Haussmann. Mais dès le XVI° siècle, des opérations d'urbanisme ponctuelles remodèlent tel ou tel quartier selon un plan qui se veut rationnel, avec un tracé géométrique et des façades identiques.

 

Citons :

 

- La Place Royale, qui deviendra la Place des Vosges (décision d' Henri IV, construction de 1605 à 1612). C'est la première place de Paris entourée de façades parfaitement symétriques.

 

- La Place Dauphine (décision d'Henri IV, construction à partir de 1607). Triangulaire, elle a malheureusement perdu un de ses côtés en 1874 lors de la construction du nouveau Palais de justice.

 

- La création de l'île Saint Louis (à partir de 1614 - régence de Marie de Médicis sur le jeune Louis XIII). Créée artificiellement par la réunion de l'île Notre Dame et de l'île aux Vaches, elle est dotée d'un plan géométrique.

 

- La Place des Victoires (Louis XIV, 1686). La symétrie des immeubles fait partie du cahier des charges.

 

- La place Vendôme (Louis XIV, à partir de 1699).

 

- L'aménagement à partir des années 1750 du côté Nord de la place Louis XV (actuelle place de la Concorde), avec deux grands hôtels parfaitement symétriques.

 

- Accordons une mention particulière au quartier du Palais Royal. Au départ ce n'est que la résidence de Richelieu(1628). Mais à la fin du XVIII° siècle, le duc d'Orléans en fait le premier "centre commercial" de Paris, en construisant des boutiques autour du jardin rectangulaire. Des années 1780 aux années 1830, le Palais Royal sera l'un des principaux pôles de la vie parisienne.

 

Page 33

Sous la Révolution et l'Empire, les grands projets d'urbanisme ne manquent pas. Il leur manque par contre le temps pour aboutir : chaque changement politique retarde ou fait tomber aux oubliettes les projets précédents.

 

De Napoléon I° il reste quelques réalisations importantes :

 

- La reprise des travaux d'agrandissement du Louvre, arrêtés depuis Louis XIV.

 

- Le percement, enfin, d'un grand axe Est-Ouest avec la rue de Rivoli.

 

- Le couronnement de la perspective des Champs Elysées avec l'arc de triomphe à la gloire de la Grande Armée (achevé seulement en 1836 sous Louis-Philippe).

 

- Le creusement du bassin de la Villette et du canal de l'Ourcq (achevé en 1825), pour amener l'eau qui manque cruellement à Paris.

 

 

Page 34 

Les nombreux changements de régime (la France en a une dizaine de 1788 à 1852 ...) entrainent dans Paris une véritable bataille de symboles, célébrant le gloire d'un régime (l'arc de triomphe), une révolution (la colonne de Juillet) ... ou la réconciliation nationale (l'obélisque de la Concorde).

 

Enfin au XIX° siècle, la ville se donne une dernière limite : 

 

-L'enceinte de Thiers est édifiée de 1841 à 1844   Pages 35 à 37

C'est une enceinte militaire, construite après la crise européenne de 1840, parce qu'on se souvient qu'en 1814 la capitale n'était protégée par aucune fortification. Elle marque approximativement les limites actuelles de Paris, fixées en 1860.

Obsolète dès la fin du XIX° siècle, l'enceinte, que les Parisiens appellent les "fortifs", devient un lieu de promenade. Elle est démolie après 1918. Son emplacement est occupé par le "boulevard des maréchaux", bordé d'H.B.M. (Habitations à Bon Marché), logements sociaux construits à partir des années 1930.

A l'avant de l'enceinte de Thiers se trouvait une "zone non constructible" de 250 mètres. Avec le déclassement de l'enceinte, la "zone" se couvre de bidonvilles et autres constructions précaires. La "zone" ne disparaît complètement que dans les années 1950 : à son emplacement est construit le boulevard périphérique (les travaux commencés en 1956, sont achevés en 1973). 

 

 

 

 

 

 

Page 38 et Page 39

Avant d'évoquer la révolution haussmannienne, faisons le point : où en sommes nous vers 1850 ?

 

 

 

 

 

 

Accès à la troisième partie :

 

III

 

La révolution haussmannienne

 

II

Du Moyen Âge au XIX° siècle :

une croissance en cercles concentriques

Temps de lecture de la 2° partie : 35 mn  

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Page 13 - La fin de la Pax romana

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Page 14 - Une ville fortifiée

 

 

 

 

 

 

 

Page 15 - Paris devient capitale

Page complémentaire -

Comment Paris est devenu capitale

 

 

 

 

 

 

 

Page 16 - Construction de Paris, construction du Royaume

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Page 17 - Philippe-Auguste

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Page 18 - L'enceinte de Philippe-Auguste

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Page 19 - L'enceinte de Charles V

 

 

 

 

 

 

Page 21 - La trace de l'enceinte de Philippe-Auguste sur la rive gauche

 

 

 

Page 20 - Le roi quitte l'île de la Cité

 

 

Page 22 - La trace de l'enceinte de Philippe-Auguste sur la rive droite

 

 

 

 

 

 

 

 

Page 23 - De l'enceinte de Charles V aux Grands Boulevards

 

 

 

 

Page 24 - Naissance des "beaux quartiers"

 

 

 

 

Page 25 - Un certain type de rue hérité du Moyen-âge

 

 

 

 

 

 

Page 26 - Bourg et faubourgs

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Page 27 - Croissance du Royaume, croissance de Paris

 

 

 

 

 

 

 

 

Page 28 - le Mur des Fermiers généraux

 

 

 

 

 

 

 

Page 29 - Les rois ont choisi l'Ouest

 

 

Page complémentaire :

L'extension du Louvre vers l'Ouest

 

 

 

 

 

 

 

Page 30 - Le faubourg Saint Germain

 

 

Page 31 - Paris Est, Paris Ouest

 

 

 

 

 

 

 

Page 32 - L'urbanisme royal

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Page 33 - Révolution et Empire

 

 

 

 

Page 34 - Une bataille de symboles

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Page 35 à 37 - L'enceinte de Thiers.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Page 38    -    Page 39