Israël, Palestine … Quel nom utiliser ?

 

 

Cette terre contestée a reçu de ses occupants successifs plusieurs noms géographiques  (Israël, Judée, Palestine…) ou religieux (Terre promise, Terre sainte). Le choix de tel ou tel nom n’est évidemment pas innocent.

 

Israël

Dans les textes bibliques, Israël désigne tout d’abord le peuple juif. Puis la Terre promise prend ce nom, lorsqu’est construit le Royaume d’Israël, dont l’apogée se situe sous les règnes de David et Salomon (X° siècle avant J.C.).

 

Palestine

Le nom de Palestine vient des Philistins, un des peuples de la région dans l’antiquité. Le mot Palestine n’apparaît pas dans la Bible, mais dans les sources romaines. Il est fréquemment utilisé par les différents empires (romain, byzantin, arabe, ottoman) qui imposent successivement leur domination. Cependant la Palestine (tout comme le Liban, la Syrie, l’Irak) désigne plus une zone géographique aux contours flous qu’une division administrative bien précise.

 

Usage moderne des noms

C’est au lendemain de la première Guerre mondiale qu’apparaissent les frontières modernes. Les Anglais, sous couvert d’un mandat de la S.D.N., partagent la région avec la France. Ils conservent le nom de Palestine, et dessinent des frontières précise, mais arbitraires.

Après la Seconde Guerre mondiale, l’usage actuel des noms se fixe.

- Les Arabes vivant dans les limites du mandat britannique prennent de plus en plus le nom de Palestiniens, revendiquant un état palestinien.

- Le sionisme reprend le nom antique d’Israël, et proclame en 1948 « l’Etat juif de la Palestine qui se nommera Israël » (discours de Ben Gourion le 14 mai 1948).

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