L'ALLIANCE ENTRE BERLIN

ET CONSTANTINOPLE

 

Depuis la fin du XIX° siècle, des liens privilégiés se sont établis entre l'Allemagne et l'Empire ottoman. L'Allemagne de Guillaume II souhaite jouer un rôle mondial, et mène une politique navale et coloniale très active. Elle se heurte à l'hostilité de la France et de l'Angleterre, et a besoin d'alliés au-delà des mers. Guillaume II se présente comme l'ami et le protecteur de l'Islam, et fait en 1898 un voyage remarqué à Jérusalem. L'Allemagne investit dans l'Empire ottoman des capitaux très importants, en particulier dans un chemin de fer, le "Bagdadbahn", qui relierait l'Europe centrale au Golfe Persique.

 

En novembre 1914, l'Empire ottoman parie sur une victoire rapide de l'Allemagne. N'ayant subi au XIX° siècle que des échecs, il croit se sauver par sa participation à une guerre victorieuse. Le 16 novembre 1914, le sultan de Constantinople proclame le « djihad » (la "guerre sainte") contre la Russie, l'Angleterre et la France.

 

Face aux Alliés, l'Empire ottoman ne représente pas une force militaire décisive. Il dispose cependant de deux atouts essentiels :

- au nord, en fermant les Détroits, il interdit le ravitaillement de la Russie par ses alliés;

- au sud, il fait peser une menace sur Suez, et donc sur la route des Indes.

Bien que marginal dans le conflit, le Proche-Orient représente donc un enjeu non négligeable au cours de la première guerre mondiale.

 

Voyage du Kaiser Guillaume II en Palestine, 1898

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Vers le cours "Israël - Palestine : comprendre un conflit".