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Argenteuil

Organisateurs :

CCAS d'Argenteuil - Cyrielle Gaffard

Association Université inter âges du nord parisien

Emmanuel Garcia, coordinateur pédagogique

 

Les cours ont lieu à la mairie d'Argenteuil,

dans l'amphithéâtre du conseil municipal,

le mardi ou le vendredi de 14 h à 16 h.

 

Renseignements et inscriptions :

CCAS, hôtel de ville d'Argenteuil, 12-14 bd Léon Feix

Tel : 01 34 23 41 77

Programme de l'UIA en 2017 - 2018

 

 

 

Nouveau !

Certains cours de l'Université inter âges seront prolongés par la projection, à 16 h30, d'un film illustrant le cours.

Ces séances auront lieu à la salle de cinéma Jean Gabin, à proximité de l'auditorium où se déroulent les cours.

Ces films sont présentés ci-dessous avec chaque cours concerné.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mardi 3 octobre à 14 h 30

L’Allemagne : regard critique sur une puissance

Emmanuel Garcia, professeur d’histoire

Le cours inaugural est donné dans la salle Jean Vilar 

L’Allemagne entretient depuis toujours un rapport équivoque avec la puissance. Certes, avoir donné au monde Gutenberg et Luther, Dürer et Holbein, Goethe et Schiller, Kant,  Hegel et Marx, et bien sûr Bach, Mozart, Hayden et Beethoven… c’est occuper une place éminente parmi les peuples. Pour autant, l’Allemagne, si riche culturellement, a longtemps été freinée, retardée dans l’expression de sa puissance. Ce n’est qu’à la création de l’état allemand en 1871, que celle-ci peut enfin se réaliser. Mais elle le fait avec une telle force qu'elle devient vite inquiétante pour les pays environnants. Si cette surpuissance a été parfaitement gérée et maîtrisée par Bismarck, elle part après lui à la dérive et conduit aux grandes catastrophes du XXè siècle : 1914 avec Guillaume II, 1939 avec Hitler. Après 1945, dans le cadre de la Guerre froide, l'Allemagne est privée, provisoirement, de toute puissance politique. Mais après la réunification, l'effondrement soviétique, les développements de la construction européenne, l’Allemagne revient au devant de la scène. Se pose alors de nouveau la question : quelle place en Europe et dans le monde pour une Allemagne incontestablement plus forte que ses voisins ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mardi 10 et 27 octobre 2017 à 14 h

Comment fonctionne notre cerveau ?
 

Catherine Verney, chercheuse à l’INSERM


Mardi 10 octobre
 Corps, cerveau et émotions

Nous n'avons pas de cerveau sans corps ni de corps sans cerveau.... Comment fonctionne notre cerveau central en relation avec notre second cerveau intestinale? Quels sont les liens entre le corps et le cerveau et comment sont ils régulés? Nous verrons l'importance des molécules circulantes sécrétées et agissants aux différents niveaux ainsi que la régulation de différentes "mémoires" mise en place au cours du développement dans notre rapport au monde. Et qu'elles sont les outils qui nous permettent de les gérer et de les faire évoluer.


Mardi 27 octobre
Plaisir et addiction

La sensation de plaisir, qu’elle provienne d’un carré de chocolat ou d’une séance de sport est en partie le résultat d’interactions chimiques intracérébrale s’installant au cours de l’enfance. Qu’est-ce que le plaisir ? Quand et comment ce plaisir évolue en addiction et comment la soigner ? De la normalité à la pathologie, un équilibre subtil entre connexions intracérébrales, neurotransmission et comportement s’installe. Les facteurs de vulnérabilité individuels, sociétaux et environnementaux, pour une meilleure prévention et prise en charge de l’addiction

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Octobre : dix jours qui ébranlèrent le monde

 

Sergueï Eisenstein (1927)

Sortie officielle : 7 novembre 1927

Véritable sortie en salle : mars 1928

 Film muet à l’origine, sonorisé en 1967 avec une musique de  Dimitri Chostakovitch  

 

Plus connu sous le simple titre d’ « Octobre », le film a été commandé à Eisenstein pour le dixième anniversaire de la révolution. Il nous offre l'exemple rare d’une œuvre de pure propagande, qui est en même temps un chef d’œuvre esthétique.

 

« La révolution m’a donné ce que j’ai de plus cher dans la vie ; elle a fait de moi un artiste, et si la révolution m’a conduit à l’art, l’art, à son tour, m’a entraîné tout entier dans la révolution. Notre art doit être fondé sur le communisme. »

Sergueï Eisenstein

Vendredi 13 octobre 2017 à 16 h 30

Projection du film

Octobre

de Sergueï Eisenstein (1927)

"Le camarade Lénine fait le ménage"

Affiche de Mikhail Tcheremnikh, 1920

Vendredi 13 octobre 2017 à 14 h

Le centenaire d’Octobre 1917 :

requiem pour une révolution ?

Emmanuel Garcia, professeur d'histoire 

 

Octobre 1917 ouvrait dans le siècle un chapitre radicalement nouveau pour la Russie et pour le monde : pour la première fois, les classes populaires sortaient vraiment victorieuses d’une révolution, leur combat n’était pas confisqué par une minorité de privilégiés. Il y avait désormais « une grande lueur à l’Est » pour les travailleurs du monde entier. La fondation en 1919 de l’Internationale communiste symbolisait cette espérance.  

On sait ce qu’il en advint. Le parti bolchévik a fait de la Russie une puissance mondiale. Mais l’objectif d’Octobre n’était pas de servir le patriotisme russe. Il était de construire une société nouvelle,  en tous points supérieure au vieux capitalisme dépassé par l’histoire.  De ce point de vue,  l’échec est à peu près total, tant économique que politique, et le système s’est effondré sur lui-même à la fin des années 1980.

Un siècle après la révolution, peut-on enfin poser sereinement cette question : que s’est-il vraiment passé en octobre 1917 ?

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Mardis 7, 14, 21 et 28 novembre 2017 à 14 h

Mozart : La Flute enchantée et

Les Noces de Figaro

 
M. Robert Wainer, professeur de lettres

C'est le Mozart inquiet, désemparé par l'étrangeté angoissante des hommes et du monde, que nous avons exploré l'an dernier en suivant pas à pas ses deux opéras les plus complexes. Mais ne restons pas sur cette impression réductrice d'un Mozart pessimiste et sombre: finissons par l'amoureux de la vie, l'homme des Lumières qui, à l'instar de Montesquieu ou de Voltaire, croit dans la perfectibilité infinie de la société et des hommes.


L'année de sa mort, il écrit La flûte enchantée : la plus belle réussite de l’esprit des Lumières : dans une forme simple, accessible à tous, il dit sa confiance dans la possibilité pour chacun de trouver le bonheur. Quelques années auparavant, Les Noces de Figaro font peut-être la synthèse entre les deux Mozart: comédie trépidante qui met en scène le triomphe des Lumières, c'est aussi une œuvre qui atteint la complexité psychologique de Cosi fan tutte ou de Don Giovanni. Mais si Mozart peint aussi dans Les Noces les dangers des passions, il montre que la raison peut aisément en triompher.

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Mardi 31 octobre 2017 à 10 h

Une deuxième visite sera éventuellement organisée l'après-midi en fonction du nombre d'inscrits

Terra Data, nos vies à l’ère numérique -  Exposition à la Cité des Sciences et de l’Industrie (La Villette)

Visite guidée par Vincent Lusset, polytechnicien.

Aujourd’hui, l’Univers, la planète, le vivant, les machines, les objets, la société et les hommes deviennent mesurables et produisent en retour des masses astronomiques de données, les big data.

L’exposition, réalisée avec le soutien scientifique de l'Institut national de recherche en informatique et en automatique, vous propose un décryptage sur les aspects scientifiques, techniques et sociétaux de ces big data, afin que vous soyez en mesure de vous construire un propre point de vue. En toute simplicité, vous pourrez vous familiariser avec les méthodes, les machines, le vocabulaire, les applications et les enjeux de ce phénomène.

 

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Lazar Lissitsky - "Frappe les Blancs d'une flèche rouge" (1919)

Vendredis 1°, 8 et 15 décembre 2017

 

La littérature russe à l’épreuve

 

de la Révolution (1913-1939)

 

Oliver Macaux, professeur de lettres

 

 

La Révolution russe a surgi en plein cœur de la Première Guerre Mondiale. Entre février et octobre 1917, le tsarisme a basculé soudainement dans le bolchevisme. Lénine, figure de proue du nouveau régime a pris les rênes du pays et proclamé la paix avec l’Allemagne tout en instaurant la dictature du prolétariat, alors même qu’une guerre civile faisait rage entre les Rouges et les Blancs.

Comme souvent, l’art, et la littérature en particulier, ont anticipé ces changements politiques radicaux. L’accès de Staline au pouvoir fera déchanter la plupart des artistes d’avant-garde, notamment Maïakovski, poète subversif et chef de file du mouvement futuriste. Le Congrès de Kharkov (1930) marque la mise au pas des écrivains placés désormais sous l’égide du Réalisme socialiste. Si certains adhèrent aux thèses d’une littérature prolétarienne (Gorki, Cholokhov), nous montrerons que des poètes (Mandelstam, Akhmatova, Tsvetaieva) et des romanciers (Boulgakov, Zamiatine, Babel) ont parfois œuvré dans la clandestinité au risque de perdre la vie et n’ont cessé de dénoncer l’avènement d’une société totalitaire.

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Vendredi 10 novembre 2017 à 14 h

Il y a cent ans : la déclaration Balfour

Emmanuel Garcia, professeur d’histoire

 

« Le gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l’installation en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif … ».

Par ces quelques lignes écrites le 2 novembre 1917, le ministre britannique James Balfour prenait un engagement lourd de conséquences. Un coup de pouce décisif était apporté au projet sioniste de renaissance d’un état juif sur la « Terre promise ». Personne n’en mesurait alors les conséquences. 

Il faut se replonger dans le contexte de l’automne 1917 pour comprendre ce qu’a voulu faire le gouvernement britannique, ce qu’ont été ses motivations et ses erreurs.

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Mardis 9 et 16 janvier 2018 à 14 h

Eduquer ou instruire ? L'éternel débat

Réflexions sur l’histoire de l’éducation

Marie-Agnès Bennett, professeur de lettres classiques

 

Du paterfamilias qui a droit de vie et de mort sur ses enfants à « parents, mode d’emploi », de l’esclave- pédagogue dévoué aux enseignants actuels déboussolés, c’est un parcours à travers des siècles de réflexion sur la transmission des savoirs que nous effectuerons pour tenter de trouver une réponse adaptée à notre temps. De Platon à Bourdieu, en passant par Montaigne et Rousseau, nombreux ont été les penseurs et les écrivains qui ont réfléchi sur la délicate question de la répartition des rôles entre parents (grands-parents) et enseignants. A partir des textes fondamentaux sur le sujet, nous mènerons une réflexion plus large sur les rapports entre générations

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Vendredis 2 et 9 févriers 2017 à 14 h

Deux écrivains romantiques :

George Sand et Alfred de Musset

Oliver Macaux, professeur de lettres

George Sand (1804-1876)

Au lendemain de la mort de George Sand, Ernest Renan écrivait que « ses œuvres sont vraiment l’écho de notre siècle », accréditant l’idée qu’une des grandes figures du romantisme venait de disparaitre. Nous évoquerons la vie mouvementée de l’écrivaine dont les liaisons (de Musset à Chopin), les voyages (de Venise à Majorque) et les engagements politiques en faveur du progrès moral de l’humanité ont contribué à façonner la légende.

L’œuvre foisonnante de Sand, composée de soixante-dix romans et de cinquante volumes d'œuvres diverses, a longtemps été négligée par la critique. Nous reviendrons sur quelques œuvres majeures dans lesquelles Sand prend la défense de la femme et pourfend les principes d’une société inégalitaire : les romans de la passion d’Indiana (1832) à Consuelo (1842-1844) ; les romans socialistes qui interrogent les rapports du capital et du travail ; les célèbres romans champêtres avec notamment La Mare au diable (1846), sans oublier Histoire de ma vie (1854-1855) qui constitue une somme autobiographique incontournable.

 

  

Alfred de Musset (1810-1857)

 Alfred de Musset appartient avec Hugo, Lamartine et Vigny à la génération des grands écrivains romantiques et dessine la figure du poète tourmenté, marqué par une déchéance inéluctable, bien avant les poètes maudits célébrés par Paul Verlaine.  Le recueil de poèmes lyriques, Les Nuits (1840) et le roman autobiographique, La Confession d’un enfant du siècle (1836) ont construit sa réputation d’auteur en proie au fameux « mal du siècle ». L’amour apparait déjà comme le thème essentiel de son œuvre partagé entre la tentation du plaisir et les ravages de la passion. Si, par la suite, son œuvre poétique a été largement critiquée, notamment par Baudelaire, son œuvre théâtrale, très peu jouée de son vivant, n’a été reconnue qu’au XXe siècle et n’a cessé depuis d’être représentée. Nous évoquerons les comédies, des Caprices de Marianne à On ne badine pas avec l’amour mais aussi Lorenzaccio, ce chef d’œuvre devenu un classique du romantisme français qui, par sa démesure et le brassage des genres, rappelle Shakespeare.

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Vendredi 16 mars 2018 à 14 h

Des femmes dans l'histoire.

Isabelle Joz Roland, professeur d’histoire

En juillet 1789, elles étaient à la Bastille, en octobre, elles ont ramené le roi à Paris.

En 1914, elles ont répondu présentes pour remplacer les hommes partis au front.

En 1940, elles ont été parmi les premiers résistants.

A chaque fois, on a oublié leurs actions, on a oublié leurs noms, à la fin de leur combat, on leur a montré le chemin de la maison.

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Vendredis 23 et 30 mars 2018 à 14 h

Frédéric Chopin, poète du piano

Eric Bennett, professeur de lettres classiques

Lorsque Robert Schumann termine un article sur un Chopin de vingt ans par la formule restée célèbre : « Chapeaux bas, Messieurs, un génie ! », il salue en même temps le pianiste prodige et le compositeur précoce. Devenu une figure de la vie musicale parisienne et du cénacle romantique, le jeune Polonais passe les étés à Nohant, chez George Sand, où il trouve la paix propre à la création ; il égrène dans ses compositions tantôt la mélancolie d’une âme à vif, tantôt les aspirations héroïques du peuple polonais humilié. Après une tournée épuisante en Angleterre et en Ecosse, rongé par la tuberculose, il meurt à Paris à 39 ans. Incomparable inventeur de mélodies, Chopin incarne à lui seul le piano romantique.

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Mardi 20 mars 2018

Vienne, capitale impériale

Emmanuel Garcia, professeur d'histoire

 

Vienne est depuis 1919 la capitale d’une petite Autriche dont la population est à peine supérieure à celle de la Suisse.

Mais le visiteur y voit surtout les vestiges d’une grandeur engloutie par l’histoire. Vienne fut pendant des siècles la capitale des Habsbourg, le centre d’un « Saint Empire » qui perpétuait le rêve universel de l’Empire romain. Nous présenterons les traces, partout présentes, de cette grandeur passée, à Schönbrunn, à la Hofburg, au palais du Belvédère.

Déchue de son rôle impérial en 1918, la ville ne s’est pas assoupie pour autant. De 1918 à 1934 « Vienne la rouge » vit une effervescence culturelle qui marque encore aujourd’hui son architecture et ses musées.

Ce cours est donné dans le cadre de la préparation au voyage à Vienne organisé au printemps 1918.

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Mardi 10 avril 2018 à 14 h

Comment peut-on être laïque ?

« Munich de la république » ou « Vichy de l'intégration  » ?

Alain Melcer, professeur de philosophie

 

Après avoir longtemps fait l'objet d'un consensus, voici que la laïcité provoque des polémiques outrancières, comme à son avènement.

Si  les anciens adversaires, catholiques et anticléricaux, ont fini par s'entendre, au moins sur les mots, n'est-ce pas parce qu'au-delà de ce qui les opposait, ils ont compris qu'ils y avaient communément intérêt ? Mais, quand le différend prévaut, les accords verbaux et l'esprit de compromis ne  suffisent plus. 

Dans une telle situation, la responsabilité première de  l'intellectuel  n'est pas de se prononcer bruyamment pour ou contre la laïcité, ni de se demander si elle doit être refondée ou renouvelée, mais de clarifier le débat : c'est-à-dire de la (re)penser.

Nous nous proposons d'y contribuer en analysant les enjeux philosophico-politiques de cette controverse dans une perspective qui intègre sa dimension historique et ne se limite pas au contexte français.

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Vendredi 4 mai 2018 à 14 h

L’alimentation « bio »

Cécile Bézy, professeur de sciences de la vie et de la terre

Notre équilibre alimentaire passe-t-il par le bio? Mais qu’est-ce que c’est au juste que l’agriculture biologique?
Est-ce un gage d’avenir pour la planète ? Pour nos écosystèmes ? Pour la santé de ceux qui la peuplent ? Le « bio » permet-il de limiter la diffusion des perturbateurs endocriniens.
Nous nous efforcerons de répondre à ces multiples questions. Et nous ferons un petit tour vers les inconnus ou oubliés de nos assiettes: les micro-nutriments.

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Philosophons un peu ...

Brigitte Rovère, professeur de philosophie

 

SOMMES – NOUS  EGAUX  ?

Vendredi 11 mai 2018 à 14 h

Alors même que depuis trois siècles, on se bat pour l’Egalité parmi les hommes, celle-ci  n’a jamais cessé de n’être qu’une idée, plutôt qu’une réalité. Faut-il donc s’y résoudre ? Et chercher modestement à quelle(s) condition(s) une société inégalitaire pourrait-elle quand même être une société juste ? Ou peut-on (ou encore, faut-il) espérer davantage ?

 

 

RELIGION  ET  DEMOCRATIE

Vendredi 18 mai 2018 à 14 h

Les religions semblent aujourd’hui tirer profit du désenchantement envers les idéologies politiques. Faut-il, au nom de l’idéal républicain de laïcité, et pour protéger la démocratie, tenter de les neutraliser ?  Ou plutôt chercher à leur ménager un espace dans une société devenue plurielle ?  Si oui, lequel ? Et surtout : à quelles conditions les religions pourraient-elles jouer un rôle dans la modernité du 21ème siècle, qui soit au bénéfice de tous ?

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Mardi 15 mai 2018 à 14 h

Il y a cinquante ans : les printemps de 1968

Emmanuel Garcia, professeur d’histoire

 

Il y a cinquante ans, de Berkeley à Prague en passant par Paris, la jeunesse exprimait brutalement sa critique du monde ancien. Aux Etats-Unis on refusait la guerre du Vietnam, en Tchécoslovaquie on rejetait la grisaille soviétique … et en France on rejetait tout.  C’était bien plus que de la revendication, mais pas tout à fait une révolution.  On a alors utilisé un autre terme pour définir cette vague de fond : la « contestation ».

Qu’est-ce qui a bien pu faire le caractère universel de ce mouvement, à travers des sociétés si différentes ? Et pourquoi est-ce seulement en France qu’il a débouché sur un simulacre de révolution ?

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Vendredi 25 mai 2018 à 14 h

La ville durable au XXI° siècle

Patricia Labarde, professeur de géographie

La concentration urbaine entraîne des problèmes spécifiques : embouteillages, pollutions, question du ramassage des ordures, augmentation des prix de l'immobilier, ségrégation socio-spaciale entre quartiers riches et pauvres, etc. Comment alors avoir des villes durables ? Malmö, Curitiba, San Francisco, Fribourg, Tianjin, ... certaines villes prétendent déjà être des villes durables ! Quelles sont ces villes du futur qui sauraient préserver l'environnement tout en offrant un développement économique à leurs habitants et en luttant contre les inégalités sociales ?

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Vendredis 1°, 8 et 15 juin 2018 à 14 h

Le roman français de 1930 à 1945

Olivier Macaux, professeur de lettres

A partir des années trente, le roman français a connu des réussites majeures dans le sillage du Voyage au bout de la nuit. Ce roman de Céline, publié en 1932, a permis de remettre en question le roman réaliste traditionnel et d’imposer une nouvelle manière d’écrire qui puisse évoquer tous les enjeux de la modernité. Nous dresserons un panorama de ces romanciers aussi différents que marquants (Malraux, Aragon, Simenon, Bernanos, Mauriac, Giono, Sartre ou Camus) qui ont su exprimer avec une grande pertinence le destin de l’homme dans un monde en crise.

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Mardi 5 juin 2018 à 14 h

Bruxelles, une capitale ?

Emmanuel Garcia, professeur d'histoire

Il n’est pas facile de cerner l’identité de Bruxelles. La ville symbolise aujourd’hui l’Union européenne, dont les principales institutions sont installées ici. On dit « Bruxelles » pour dire « l’Europe ».

Mais la ville est aussi depuis 1830 la capitale d’une Belgique binationale, wallonne et flamande. Les rapports entre les deux entités ne sont pas simples, et cela est particulièrement vrai ici : Bruxelles est une ville francophone, mais cernée par les communes flamandes.

Cette frontière linguistique n’a pratiquement pas bougé depuis plus de mille ans. Mais les frontières politiques n’ont pas la même stabilité : Bruxelles a été bourguignonne, espagnole, autrichienne, française …

Nous essaierons de retracer cette complexité bruxelloise.

Ce cours est donné dans le cadre de la préparation au voyage à Bruxelles organisé au printemps 1918.

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Mardi 19 juin 2018 à 14 h

De la foudre au transistor, une brève histoire de l'électricité

Vincent Lusset, polytechnicien

 

Les phénomènes électriques et magnétiques naturels fascinent l’Homme depuis toujours. Malgré les tentatives pour les maîtriser et les utiliser au cours de l’Antiquité et du Moyen-âge (boussole), ce n’est vraiment qu’à partir du XVIIIème siècle que les savants vont commencer à percer les secrets conjoints de l’électricité et du magnétisme.

Les progrès rapides des connaissances dans ces domaines au XIXème siècle et les inventions qui en découlent (pile, moteur électrique, télégraphe, ondes radio) vont alors être au cœur de la seconde révolution industrielle. La domestication de l’électricité est sans aucun doute un des plus grands bouleversements technologiques de l’Histoire.

Nous passerons en revue les grandes observations et découvertes scientifiques portant sur l’électricité et le magnétisme et comment elles ont pu avoir des applications qui constituent les fondations de la civilisation industrielle qui est la nôtre aujourd’hui.

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Mardi 12 juin 2018 à 14 h

Il ya cent ans naissait Nelson Mandela

M. Didier Nativel, professeur d'histoire

 Fils d’un chef xhosa, cet avocat sud-africain non violent s’est d’abord fait connaître comme l’une des grandes figures de la lutte anti-apartheid à la tête de l’ANC (Congrès national africain). Emprisonné pendant 27 ans, il est ensuite devenu l’un des grands chefs de l’Etat de la fin du XXe siècle. Au-delà de son destin exceptionnel, c’est bien l’entrelacement de son histoire personnelle et de celle d’une région du monde, voire de tout un continent, en prise avec les transformations profondes de la planète qu’il serait précieux d’analyser.

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Mardi 26 juin 2018 à 14 h
 
Sigmund Freud et l’invention de la psychanalyse

Olivier Macaux, professeur de lettres

Grâce à ses recherches novatrices sur l’inconscient, Freud a ouvert un nouvel espace des sciences humaines au XXe siècle mais il dû lutter pendant de nombreuses années avant d’imposer l’idée qu’un vaste espace mental de l’homme, soustrait à la conscience, devait être exploré. Elève de Charcot, d’abord tenté par l’hypnose pour soigner les troubles de l’hystérie, Freud s’intéresse au traitement plus global des névroses. Il élabore ainsi progressivement la méthode psychanalytique, en s’appuyant principalement sur l’interprétation des rêves et l’écoute des patients. Nous reviendrons dans cette conférence sur cette invention de la psychanalyse en nous attardant plus précisément sur les concepts-clefs et les œuvres majeures de Freud.

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Vendredi 22 juin 2018 à 14 h

Géopolitique de la Seconde Guerre mondiale

Emmanuel Garcia, professeur d’histoire

 

La « vraie » guerre mondiale, c’est 1939 – 1945, celle de 14 – 18 ayant été essentiellement une très grande guerre européenne. Cette fois on s’est battu dans le monde entier, et seule une poignée d’états est restée en dehors du conflit. Il devait nécessairement en sortir un bouleversement complet de l’ordre mondial, un monde nouveau que pendant un demi-siècle on qualifiera de « bipolaire ».

Nous aborderons cette guerre sous l’angle de la géopolitique, c'est-à-dire du déroulement des rapports de force dans l’espace, et de la façon dont ces rapports de force structurent l’espace.

 

Nous poursuivrons cette étude durant la prochaine saison avec une géopolitique de la Guerre froide. 

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