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Mardi 4 octobre 2016 à 14 h 30

 

Nos amis les Anglais

 

Emmanuel Garcia, professeur d'histoire

 

En juin 2016 le « Brexit » résonne comme un coup de tonnerre. Il pose en effet deux questions fondamentales : la nature de la construction européenne, et la place de l’Angleterre en Europe.

 

Quelle est cette place ? Comme toujours, la réponse se trouve dans la longue durée historique. Nous l’interrogerons, en nous servant comme fil conducteur de trois phrases véhiculées par la sagesse populaire :

-« L’Angleterre est une île ».

-« L’Angleterre est une colonie française qui a mal tourné » (Clemenceau)

-« L’Angleterre a toujours été notre plus fidèle ennemie ».

Diaporama accompagnant le cours

Voir également : la généalogie des rois et reines d'Angleterre, de Guillaume le Conquérant à Elisabeth II

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 14 et 21 octobre 2016 à 14 h

Gainsbourg et Renaud

Jacques Tramson, professeur de lettres

Gainsbourg et Renaud, des rebelles de la chanson ? : Gainsbourg/Gainsbarre avant Renaud/Renard : au delà du parallèle (voulu par le second), il y a une démarche commune de faire de la chanson un outil de réflexion et/ou de contestation tout en conservant la dimension artistique tant des textes que des musiques. Malgré des itinéraires de vie différents, on reconnaîtra une mise en cause de la société, même si la tendance "philosophique" de l'un vire à l'engagement politique chez l'autre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 4 novembre 2016 à 14 h

La Catalogne et l’Espagne

Emmanuel Garcia, professeur d'histoire

Notre temps connait un ébranlement que personne n’avait vu venir : les plus vieilles nations d’Europe sont menacées d’éclatement par les velléités d’indépendance de certaines de leurs provinces. Nous nous interrogerons aujourd’hui sur la Catalogne, son histoire et sa culture.

Elle est incontestablement une nation, mais les liens très anciens qu’elle a noués avec l’Espagne sont tout aussi réels. C’est dire la complexité du problème …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mardi 8, 15, 22 et 29 novembre 2016 à 14 h

Mozart à l’ombre des Lumières

Robert Wainer, professeur de lettres 

Au Mozart lumineux des Noces de Figaro et de La Flûte enchantée, œuvres militantes où triomphe la Raison, s’oppose, à la même époque, un Mozart plus sombre, qui jette sur l’esprit des Lumières un regard plein de doutes. Cosi Fan Tutte ( 1790) et Don Giovanni (1783) sont deux opéras bouffes pas vraiment  drôles: la bouffonnerie tragique des personnages et des situations « nous fait bien rigoler », au sens où l'on emploie cette expression quand on exprime un doute profond à propos d’un sujet grave. Dans les deux œuvres, les personnages sont mis à l’épreuve du pouvoir démoniaque de la Raison, quand elle est l’instrument de manipulation et de domination de certains êtres sur leurs semblables. Don Giovanni est créé neuf ans après les souffrances du jeune Werther, de Goethe, et Cosi fan tutte huit ans après Les liaisons dangereuses, de Laclos. Deux œuvres qui avant même la Terreur révolutionnaire puis la réaction romantique, expriment leur défiance à l’égard de la « froide raison », comme la qualifiera Rousseau à la fin de sa vie.

Analyser ces deux opéras, en les rapprochant de leurs sources (Marivaux pour Cosi fan tutte, les pièces de Molière et de Tirso de Molina pour Don Giovanni), mais aussi des œuvres littéraires de leur temps, c’est essayer de comprendre l’extraordinaire richesse de cette fin du 18ème siècle, où le crépuscule des Lumières fait éclore les prémices du Romantisme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 18 novembre 2016 à 14 h

 

Dans le cadre de la Semaine du handicap :

 

Les handicaps liés au vieillissement

 

Catherine Verney, chercheuse en neurosciences à l’INSERM


Le vieillissement cérébral n’est pas une fatalité conduisant à des handicaps. Nous gardons jusque dans la vieillesse des capacités de plasticité cérébrale remarquable même dans le cas de maladies dégénératives. Nous verrons comment cette plasticité peut-être stimulée par l'intention et l'attention et faire bouger les lignes afin de prévenir/améliorer les handicaps dus au vieillissement cérébral.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 9 et 16 décembre 2016 à 14 h

Activités et plasticité cérébrales

Catherine Verney, chercheuse en neurosciences à l'INSERM

1ere conférence :

L’activité cérébrale et les états modifiés de conscience : conscient, inconscient, hypnose, méditation…. De l’activité de l’influx nerveux au comportement. 

2ème conférence :

La plasticité cérébrale  entraine des remaniements continuels dans notre cerveau au cours du développement et chez l’adulte. Mécanismes, exemples  et limites de la plasticité cérébrale.

 

 

 

Mardi 3 et 10 janvier 2017 à 14 h

Hiver 1917 : où va la guerre ?

Emmanuel Garcia, professeur d'histoire

 Lorsque commence l’hiver 1916 – 1917, la situation semble complètement bloquée : offensives et contre offensives ont échoué, des millions d’hommes se font face dans les tranchées, et personne n’est sur le point de céder.

Pourtant en quelques mois, de février à avril 1917, tout va changer. La Russie tsariste s’effondre. Les Etats-Unis décident, pour la première fois, d’intervenir dans les affaires de l’Europe. Nous retracerons ce formidable ébranlement, sans oublier que personne n’en mesure alors les conséquences.  A la fin de l’hiver 1917, nul ne peut imaginer que la Russie va devenir communiste, et que les Etats-Unis vont dominer le monde.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mardis 17 et 24 janvier 2017 à 14 h

Carthage, de Didon à Salambô

Marie-Agnès Bennett, professeur de lettres classiques

« C’était à Mégara, faubourg de Carthage, dans les jardins d’Hamilcar… » Cette première phrase du roman de Flaubert nous fait rêver à cet Empire qui a dominé la Méditerranée occidentale avant de se heurter à la puissance romaine, lors des fameuses guerres puniques.  C’est l’histoire de ce « peuple de la mer » que nous évoquerons, depuis sa fondation par la légendaire reine Didon, chantée par Virgile,  jusqu’à ses chefs prestigieux, Hamilcar et Hannibal, dont le souvenir hanta la mémoire des plus illustres combattants des siècles suivants.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mardis 21, 28 février et 7 mars 2017 à 14 h

Le théâtre de l’absurde : Ionesco, Beckett et Adamov

Olivier Macaux, professeur de lettres

Le théâtre de l’absurde » est une forme d’écriture théâtrale née en réaction aux bouleversements de la Seconde Guerre mondiale. Dès 1950, les premières représentations de La Cantatrice chauve de Ionesco et de L’invasion d’Adamov laissent les spectateurs perplexes. En 1953, la création d’En attendant Godot de Beckett déconcerte un public habitué aux conventions et aux principes du théâtre bourgeois ou du théâtre engagé. Ce sont en effet des antipièces, sans personnages ni intrigues clairement définis qui, traversées d’inquiétudes métaphysiques, révèlent le dérisoire de la condition humaine et l’impossibilité de la communication.

Nous aborderons dans cette conférence les œuvres des trois auteurs les plus représentatifs de ce courant (Ionesco, Beckett, Adamov) mais aussi celles d’auteurs français (Tardieu, Vian, Dubillard…) ou étrangers (Pinter, Dürrenmatt, Havel…) qui, à l’occasion, ont écrit dans le même esprit. Nous évoquerons aussi la vie théâtrale parisienne des années cinquante, les petites salles de la rive gauche et les metteurs en scène qui ont favorisé l’éclosion de ce mouvement (Jean-Marie Serreau, Roger Blin et quelques autres). Nous montrerons enfin que le théâtre de l’absurde s’est éteint au milieu des années soixante et, comment récupéré par l’Institution, il a rejoint le répertoire classique contemporain.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 10 et 17 mars 2017 à 14 h

Beethoven

Eric Bennett, professeur de lettres

 « L’immense Beethoven », ainsi que le nomme Hector Berlioz, a su s’imposer comme le grand compositeur de son temps, au prix de luttes incessantes, notamment contre une surdité précoce et bientôt quasi totale. Sa musique raconte la résistance opiniâtre d’un homme gagné aux idéaux de justice et de liberté . A celui qui prétendait s’adresser au plus grand nombre, le plus grand nombre a témoigné une fraternelle reconnaissance en faisant du finale de sa IXe symphonie l’hymne européen .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 21, 28 avril et 5 mai 2017 à 14 h

Le roman français des années folles

Olivier Macaux, professeur de lettres

Au sortir de la Première Guerre mondiale, la France exsangue fait tout pour oublier les horreurs qu’elle vient de traverser. L’histoire retient la décennie qui commence alors sous le nom d’Années Folles. Le roman français a su se faire l’écho de cette période mouvementée et étrangement joyeuse : nous évoquerons Proust qui a eu le temps d’achever son œuvre-cathédrale, A la recherche du temps perdu avant sa mort en 1922 mais aussi le roman surréaliste qui, avec Aragon, Soupault et Breton, traque les signes du merveilleux dissimulés sous le règne des apparences. D’autres courants sont apparus qui révèlent un monde en crise : notamment le « roman à scandale » avec Raymond Radiguet, Colette ou Victor Margueritte qui témoigne de l’émancipation des femmes. Nous aborderons aussi le roman métaphysique, avec Bernanos, Green et Mauriac, qui prend acte d’un monde privé de Dieu, le roman de la modernité, avec Gide, Cocteau ou Cendrars, qui remet en question la fiction traditionnelle, sans oublier le roman « populiste » qui, à travers Guilloux et Dabit, décrit le peuple opprimé par la misère.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mardi 23 mai 2017 à 14 h

Géopolitique du Moyen – Orient :

où en sommes nous en mai 2017 ?

Emmanuel Garcia, professeur d'histoire

Nous avons présenté l’an dernier une géopolitique du Moyen-Orient, ancrée dans le long terme historique. Nous ferons cette fois le point sur la situation présente, dans ses principaux aspects :

-L’effondrement du centre (Irak et Syrie)

-L’effacement des puissances extérieures (Etats-Unis, Russie, France …)

-L’affirmation et la rivalité des puissances régionales (Turquie, Iran, Arabie saoudite).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 2 juin 2017 à 14 h

La COP 21 et le réchauffement climatique

Patricia Labarde, professeur de géographie

La communauté scientifique internationale est unanime pour décrire un réchauffement climatique rapide de la terre : que sait-on aujourd'hui scientifiquement sur ce réchauffement ?
Du 39 novembre au 12 décembre 2015, le Bourget a accueilli la conférence dite « COP 21 », débouchant sur un accord international pour limiter le réchauffement climatique. En quoi est-ce vraiment un accord historique ?
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mardi 6 et 13 juin 2017 à 14 h

André Malraux (1901 – 1977)

ou la légende du siècle

Olivier Macaux, professeur de lettres

 

Malraux n’a jamais cessé de construire sa propre légende biographique et littéraire, entremêlant la vie et l’œuvre et jouant des mystères pour se forger un destin et en dire toute la grandeur. Nous évoquerons le romancier qui obtient une célébrité internationale grâce à son évocation de la révolution chinoise dans La Condition humaine (1933), l’essayiste s’adonnant à une réflexion sur la création artistique et établissant son musée imaginaire et l’autobiographe qui raconte, dans Le Miroir des limbes (1976), la confrontation exceptionnelle d’un homme à l’histoire politique et artistique de son siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 9 juin 2017 à 14 h

Le système solaire

Vincent  Lusset, polytechnicien

L'an dernier nous avions présenté l'évolution des croyances et des connaissances des hommes sur l'Univers. Cette année nous nous intéresserons plus particulièrement à notre planète Terre et à sa proche banlieue : le Système solaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 16 juin 2017 à 14 h

Renaud, un rebelle de la chanson ?

Jacques Tramson

Gainsbourg et Renaud, des rebelles de la chanson ? : Gainsbourg/Gainsbarre avant Renaud/Renard : au delà du parallèle (voulu par le second), il y a une démarche commune de faire de la chanson un outil de réflexion et/ou de contestation tout en conservant la dimension artistique tant des textes que des musiques. Malgré des itinéraires de vie différents, on reconnaîtra une mise en cause de la société, même si la tendance "philosophique" de l'un vire à l'engagement politique chez l'autre.

Jacques Tramson ayant décidé de prendre sa retraite, cette séance sera pour lui l'occasion de faire ses adieux au public d'Argenteuil, après plus de trente ans de participation aux activités de l'université inter âges.

 

 

 

 

 

Mardi 20 et 27 juin 2017 à 14 h

Destins d’empires

Emmanuel Garcia, professeur d'histoire

L’empire est un paradoxe de l’histoire. Il construit une puissance très supérieure à celle des états, mais il finit toujours par s’effondrer. Rome, Byzance, Istanbul, Vienne …  en ont tour à tour fait l’expérience. Jean-Baptiste Duroselle, grand historien des relations internationales, publie en 1981 son livre – testament ; il lui donne pour titre « Tout empire périra ».

Pourtant l’empire est toujours là. L’américain dispose encore d’une supériorité écrasante ; le russe rêve de ne pas disparaitre ; le chinois de s’épanouir enfin ;  le perse de renaitre.

Nous interrogerons donc la place qu’occupe dans l’histoire cette forme politique toujours renaissante.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 23 juin 2017 à 14 h

Le monde des dinosaures

 Cécile Bézy, professeur de sciences

Depuis « Jurassic Park » (1993), les dinosaures comptent parmi les personnages les plus populaires de notre imaginaire collectif. En particulier, les enfants les adorent. Mais que savons nous réellement de ces petites bêtes, mystérieusement disparues  il y a plus de soixante millions d’années ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 30 juin 2017 à 14 h

Louis Guilloux (1899-1980),

un écrivain méconnu

Olivier Macaux, professeur de lettres

Dès son premier ouvrage, La Maison du peuple (1927), Louis Guilloux a évoqué son enfance bretonne, marquée par la figure d’un père cordonnier et militant socialiste de la première heure, demeurant ainsi fidèle à ses origines populaires. Il serait pourtant réducteur de le ranger parmi les écrivains populistes des années vingt. Le Sang noir (1935) en atteste : ce chef d’œuvre l’a placé d’emblée parmi les plus grands romanciers de son temps. Cette peinture terrible d’une ville de l’arrière en 1917 est une plongée sans concessions dans les tourments de la condition humaine. Du Pain des rêves (1942) à Coco perdu (1978), Louis Guilloux a poursuivi cette évocation du monde moderne gagné par la souffrance et le désespoir. Nous aborderons cette œuvre d’une grande intensité qui a su sonder la complexité du réel et témoigner des troubles de l’histoire contemporaine.

 

 

Argenteuil

Organisateurs :

CCAS d'Argenteuil

Association Université inter âges du nord parisien

 

Les cours ont lieu à la mairie d'Argenteuil,

le mardi ou le vendredi de 14 h à 16 h.

 

Renseignements et inscriptions :

CCAS, hôtel de ville d'Argenteuil, 12-14 bd Léon Feix

Tel : 01 34 23 41 77

Programme de l'UIA en 2016 - 2017