Université inter âges - Goussainville

Saison 2013 - 2014

 

 

Organisateurs :

CCAS de Goussainville

UIA du nord parisien

 

Renseignements et inscriptions :

CCAS de Goussainville

Tel : 01 39 94 61 36

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Guiseppe Verdi, 1813 - 1901

Eric Bennett, professeur de lettres

Viva Verdi !

Mardi 1° et 8 octobre 2013, 14 h.

Giuseppe Verdi compose Nabucco à 28 ans, et Falstaff  à 79. Entre ces deux chefs-d’œuvre, avec une prodigieuse faculté de renouvellement, le compositeur lombard aura imposé dans le monde entier la déchirante Traviata et le pathétique Rigoletto, le poignant Requiem et le flamboyant Othello. Si Wagner, son contemporain admiré, vit dans la légende, lui vit dans l’Histoire : son rêve est l’unité de sa patrie, éternellement reconnaissante. En évoquant les tragédies et les triomphes qui jalonnent son existence discrète et généreuse, nous honorerons le Bicentenaire de la naissance du maître de l’opéra italien.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Nadine Wainer, professeur de philosophie

L'athéisme comme question philosophique.

Mardi 15 et 22 octobre 2013 à 14 h.

On peut envisager l’athéisme de plusieurs façons. C’est d’abord, tout simplement, l’absence de croyance en dieu(x). Mais cela peut être aussi une attitude militante contre les principes religieux et les conséquences qui leurs sont souvent reprochés  dans l’Histoire : préjugés, fanatisme, soumission aveugle à l’autorité, voire racisme. C’est enfin une attitude philosophique qui refuse l’idée d’une séparation entre le monde d’«en haut » et le monde d’«en bas »

Comment dès lors, envisager des principes moraux et des principes politiques fondés sur l’athéisme ?

Pensons à tous ces « hommes de bonne volonté » qui, loin de l’immoralité dont on les a souvent accusés, à cause de leur athéisme, se consacrent d’autant plus passionnément aux hommes d’ici-bas, qu’ils sont dépourvus de la crainte ou de l’espoir d’un au-delà.

Un troisième cours sur ce thème aura lieu le mardi 11 février à 14 h.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Robert Wainer, professeur de lettres

De Balzac à Zola : La déroute du héros romantique.

Mardi 5, 12, 19 et 26 novembre 2013 à 14 h.

 

Si nous sommes toujours romantiques, nous sommes aussi les héritiers de l’autre XIXème siècle: celui qui, tout en critiquant son temps, dénonce l’opium du rêve, de la nostalgie, ou de l’isolement narcissique des romantiques. C’est donc la part réaliste et critique de la littérature de ce XIXème siècle, que nous allons visiter cette année. Comme on gratte une plaie qui irrite, les romanciers réalistes, de Balzac à Zola, nourrissent la détestation de leur temps en le scrutant impitoyablement pour en comprendre les mécanismes. Epoque paradoxale : d’un côté, la bourgeoisie baigne dans l’optimisme béat suscité par la rapidité spectaculaire des progrès industriels et scientifiques; de l’autre, les artistes dénoncent violemment l’inhumanité d’un monde où l’ambition, l’argent, la machine, bousculent toutes les valeurs traditionnelles, sacrifient tous les liens familiaux et sociaux.

C’est cette constatation navrée que font les romanciers réalistes de ce temps : les héros de Balzac, de Flaubert, de Zola, et de Maupassant perdent peu à peu tout héroïsme, pour devenir des gens comme nous. Mais en même temps que s’estompe le héros, l’analyse de la société qui le produit prend la place essentielle dans les romans : la bêtise bourgeoise, l’industrialisation, la fièvre de l’argent, l’affairisme politique, l’égoïsme social.

La même révolution se produit dans l’opéra vériste : finis les sujets historiques, les héroïnes romantiques et éthérées, mais aussi les belles mélodies à trois temps qui ne collent guère à la réalité. L’opéra se veut, dans le choix de ses sujets comme dans le chant, l’expression d’une vérité quotidienne plus authentique et plus violente. Les héros de Puccini, de Mascagni, de Charpentier, sont des ouvriers, des paysans, des cocottes, des artistes minables de cirques ambulants. Et c’est au fond, déjà, l’univers du cinéma réaliste, de Carné à De Sica.

Depuis trois ans, nous  demandons aux grands textes classiques de nous dire qui nous sommes : la vision naturaliste du XIXème siècle mêle le pessimisme  tragique,  provoqué par la conviction que l’évolution des sociétés est régie par des lois que l’individu ne peut pas changer, et une profonde indignation contre l’injustice qu’elle  génère. N’est-ce pas, souvent, le double sentiment que nous éprouvons face au monde ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Michel Lhéritier, guide-conférencier au Louvre

Paris-Vienne : la peinture européenne et la Grande Guerre

Mardi 3, 10 et 17 décembre 2013 à 14 h.

Avant la Première guerre mondiale, Paris domine sans partage la scène artistique mondiale. Nulle autre ville dans l’histoire, même Rome, n’aura eu une telle suprématie dans tous les domaines de la création. Les artistes du monde entier affluent à Paris, Soixante mille peintres et sculpteurs sont réputés y vivre (dont un tiers d’étrangers), un millier y exposent dans une vingtaine de salons. Les raisons de cette domination sont à rechercher dans l’effort culturel et artistique imposé par les dynasties  capétienne puis napoléonienne. La modernité est née en France au 19ème siècle avec les impressionnistes et, vers 1890 le Jugendstil à Vienne, à la faveur de l’élan européen de « l’art nouveau ».

 Mais Paris fut bien, pendant un siècle, cette « capitale des arts » qui, quoique concurrencée en permanence par d’autres métropoles européennes – Munich, Vienne, Berlin, Londres ou Moscou, a permis la création de tous les styles, toutes les écoles.  Un certain nombre d’artistes aura un rôle à la fois de précurseur et de fondateur : Manet, puis surtout Cézanne.  Le cubisme est né de Cézanne, comme le fauvisme est issu du travail sur la couleur de Gauguin ou Van Gogh. Certains de ces artistes sont restés en France, d’autres sont rentrés dans leur pays. Ils y ont importé ce qu’ils ont appris à Paris.

En Allemagne, dans les années vingt, ce sera le bouleversement artistique qu’apporte l’expressionisme à une société malmenée par la défaite. Mouvement apparaissant dès avant le conflit dans l’espace allemand, l’expressionisme – le mot est attesté dès 1908 – est la première grande réaction nationale allemande à l’impressionnisme puis au fauvisme. Pendant des siècles, l’art allemand, pris au sens large incluant les parties germaniques des deux empires, a subi l’influence déterminante de l’Italie puis de la France. Pendant le conflit lui-même, la gestation d’une nouvelle ère artistique est à l’œuvre. C’est d’abord Dada qui va transgresser les frontières nationales ; apportant, face à la barbarie de la guerre, le regard d’enfance, la dérision, la truculence et la provocation, il ne survivra pas au conflit mais Dada a été une des genèses du surréalisme qui occupera l’espace français jusqu’après la Seconde guerre mondiale. L’ensemble de ces mouvements artistiques européens, dada, surréalisme, expressionisme ont un inspirateur commun : Sigmund Freud et la psychanalyse.

La guerre de 1914-1918 a été le fossoyeur de millions d’hommes, elle a aussi provoqué une formidable redistribution des cartes de la modernité entre France et Allemagne, élan que le nazisme brisera de manière impitoyable.

 

 

 

 

Emmanuel Garcia, professeur d'histoire

Arnouville : un château dans l'histoire.

Samedi 16 novembre 2013, 14 h. 30

Construit de 1751 à 1757, jamais achevé, le château d'Arnouville rencontre à plusieurs reprises la grande histoire. Il est d'abord la demeure du comte de Machault d'Arnouville (1707-1794), qui tenta vainement sous Louis XV de réformer les finances de la monarchie. En 1815, Louis XVIII de retour d'exil y fait une halte que Chateaubriand évoque dans les Mémoires d'outre-tombe.

Au lendemain de 14-18, le domaine héberge un institut qui inaugure, pour les traumatisés de la Grande Guerre, une méthode nouvelle : l'aide psychologique par la pratique de l'horticulture. C'est l'origine lointaine de l'ITEP (Institut thérapeutique, pédagogique et éducatif) qui occupe aujourd'hui les locaux au bénéfice d'adolescents en difficulté.

Pour évoquer ce passé, le cours se déroulera dans les locaux même du château d'Arnouville.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Emmanuel Garcia, professeur d'histoire

La France et l'histoire de l'aviation.

Mardi 7 janvier 2014 à 14 h.

Dès les débuts, la France a joué un rôle essentiel dans la naissance et le développement de l'aviation. C'est pourquoi le Musée de l'Air du Bourget est, dans son domaine, l'un des plus riches du monde, et la France une grande puissance aéronautique.

Nous retracerons cette histoire, des vols des premiers pionniers (les ballons à la fin du XVIII° siècle, puis pour l'aviation Clément Ader, Louis Blériot, Roland Garros...) jusqu'à la situation actuelle de l'aéronautique. 

 

Visite guidée du Musée de l'Air au Bourget

Samedi 11 janvier 2014.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Catherine Verney, chercheuse en neurosciences à l'INSERM.

Comment fonctionne notre cerveau ?

Mardi 14 et 21 janvier 2014 à 14 h.

Il est difficile d'étudier la complexité et les fonctions cérébrales sans rappeler quelques bases scientifiques. C'est pourquoi nous proposons la démarche suivante au cours de ces deux séances :

Première séance :

* Introduction aux fonctions cérébrales : de la molécule au neurone vers la fonction.

*Les grandes fonctions cérébrales : cognition, émotion, mémoire, langage.

Deuxième séance :

* Comment se construit le cerveau.

* Les pathologies cérébrales, en particulier les maladies d'Alzheimer et de Parkinson.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marie-Agnès Bennett, professeur de lettres classiques

Personnages historiques et mythiques de l'Antiquité :

Alexandre, le conquérant de l'impossible

Mardi 28 janvier 2014 à 14 h.

Alexandre le Grand, c’est ainsi que l’Histoire désigne cet homme exceptionnel,  mort à trente-trois ans au terme d’une vie intensément vécue, semblant incarner l’idéal de l’Achille d’Homère : «  Une vie courte mais glorieuse ». Si son histoire nous est parvenue souvent déformée par les interprétations philosophiques et rhétoriques, c’est que, dès l’Antiquité, les artistes en ont fait une légende : on peut évoquer Plutarque ou le médiéval Roman d’Alexandre, sans parler de Racine qui voit en Alexandre un précurseur de Louis XIV. Nous n’oublierons pas  peintres et sculpteurs qui, depuis Lysippe jusqu’à Raphaël, perpétuent le souvenir de celui qui fut d’abord le champion de l’hellénisme, devenu, grâce à lui,   patrimoine de l’Europe moderne.

 

César, imperator

Mardi 4 février 2014 à 14 h.

Il descendait, dit-on de Vénus et d’Enée… Prédestiné, et le croyant,  il fit de cette prestigieuse origine le tremplin d’une ascension qui devait lui permettre de surpasser les plus grands parmi les hommes pour atteindre vivant à la divinité. Car la conquête des Gaules, si importante pour nous, ne fut en réalité qu’une étape de sa prodigieuse carrière politique qui lui valut le titre d’Imperator avant de se voir décerner celui de demi-dieu. « Veni, vidi, vici » : une parole historique qui  fit de lui l’un des mythes de l’Occident. Nous verrons donc comment ce personnage, historiquement situé  aux derniers temps de le République, finit par devenir une entité dépersonnalisée,  en nous intéressant aux œuvres littéraires, artistiques et musicales qui ont contribué à faire de lui  un héros intemporel.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Emmanuel Garcia, professeur d'histoire

Géopolitique du monde en 1913 :

vers la catastrophe.

Mardi 4, 11 et 18 mars 2014, 14 h.

Jamais l'Europe n'avait paru plus puissante que dans les années  qui ont précédé 1914. Par le commerce, la technique, les armes, la culture, elle avait étendu sur le monde une influence que rien ne semblait pouvoir ébranler.

Jamais non plus l'Europe n'avait été plus optimiste. Toutes  les évolutions du XIX° siècle promettaient un avenir meilleur. La démocratie s'était imposée sur la plus grande partie du continent. La révolution industrielle, qui connaissait un nouvel élan à la fin du siècle, laissait entrevoir un monde d'abondance. Les sociétés n'étaient plus harcelées par la mort, et la démographie se transformait.

Pourtant la catastrophe est survenue, et l'Europe ne s'en est jamais totalement relevée : les Etats-Unis restent les seuls vrais vainqueurs de deux Guerres mondiales, avant que leur domination ne soit, à son tour, remise en cause au XXI° siècle. 

C'est donc la fin d'un cycle qu'il faut scruter dans la situation de 1914 : qu'est-ce qui avait fait cette formidable puissance de l'Europe ? Et par quels malaises le vieux continent était-il habité pour commettre ainsi, durant l'été 1914, ce qui nous apparaît rétrospectivement comme un véritable suicide ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Louis Pasteur (1822 - 1895)

Cécile Bézy, professeur de sciences de la vie et de la terre

Pasteur et le pasteurime

Mardi 25 mars et 1° avril 2014 à 14 h.

 Louis Pasteur (1822 - 1895), qui fut d'abord connu pour ses travaux en chimie et cristallographie, apporta sa contribution à la microbiologie qui allait ouvrir la porte à l'immunologie. Au delà de la communauté scientifique, il a acquis une renommée universelle pour avoir, le 6 juillet 1885, vacciné contre la rage le jeune alsacien Joseph Meister. C'était une première dans l'histoire de l'humanité.
Nous proposerons un voyage dans la vie de ce grand scientifique du 19ème siècle pour apprendre à mieux connaitre ses travaux: de la stéréochimie à la théorie des germes en passant par la fermentation. Nous nous efforcerons de comprendre les processus de nos réactions immunitaires et le principe de la vaccination.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rubens - Prométhée enchaîné (1612)

Marie-Agnès Bennett, professeur de lettres classiques

Personnages mythiques de l'Antiquité :

Prométhée, le héros révolté

Mardi 8 avril 2014 à 14 h.

Pourquoi ce personnage de la mythologie grecque qui passe pour le bienfaiteur de l’humanité fascina-t-il écrivains et artistes, depuis Eschyle jusqu’à Kafka, en passant par Rubens et Gustave Moreau, sans oublier les musiciens comme Beethoven ou Saint-Saëns ? La liste ne saurait être exhaustive de tous ceux qui ont interrogé au cours des siècles le mythe de Prométhée.  Et dire que tout vient d’une dizaine de vers d’un poète du VIIIème siècle avant notre ère, Hésiode, assez aimé des dieux pour que son cadavre soit ramené, dit-on, dans sa Béotie natale par un cortège de pieux dauphins… Mythe, légende, mais aussi réflexions autour de la Révolte, voilà ce qui va nous occuper au cours de cette séance.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Stefan Zweig

Thomas Mann

Martin du Gard

M. Olivier Macaux, professeur de lettres.

Ecrivains français et allemands :

regards sur l'avant-guerre

Mardi 29 avril, 6 et 13 mai 2014 à 14 h.

 

Jusqu’à la déclaration de guerre en août 1914, les écrivains français n’ont pas semblé prendre conscience de l’imminence du désastre. Si Maurice Barrès, disposant alors d’un immense prestige, pouvait se poser en sentinelle patriotique, Proust amorçait seulement sa recherche du temps perdu, signant la fin d’un monde et clôturant le XIXe siècle, Alain-Fournier et son Grand Meaulnes furetait du côté de l’enfance et du mystère, Mauriac inaugurait son œuvre dans les tréfonds de la vie provinciale, Gide poursuivait sa quête ironique et critique…

Nous nous attacherons donc beaucoup plus au regard rétrospectif des écrivains qui ont su témoigner, plusieurs années après le conflit auquel ils ont assisté, de l’étrange climat qui régnait avant-guerre : Aragon (Les Voyageurs de l’Impériale), Martin du Gard (Les Thibault), Jules Romains (Les hommes de bonne volonté), Céline (Mort à crédit) du côté français et Robert Musil (L’Homme sans qualités), Thomas Mann (la fin de La Montagne magique), Hermann Broch (Les Somnambules), Stefan Zweig (Le Monde d'hier) du côté allemand et autrichien… Tous ces écrivains ont en commun d’avoir évoqué les quelques mois, voire les quelques semaines, qui ont précédé la guerre, ce moment où la civilisation occidentale n’avait pas encore pris conscience qu’elle était mortelle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vincent Lusset, polytechnicien, astrophysicien

L’espace : du système solaire à l’Univers

Mardi 20 et 27 mai 2014 à 14 h.


La nature et la structure des cieux fascinent l’Humanité depuis la nuit des temps. Nous allons nous pencher sur l’histoire de l’astronomie et suivre l’évolution de notre compréhension du ciel nocturne, à travers des progrès techniques ou théoriques qui ont souvent répondu à d’autres motivations que l’astronomie, comme la nécessité de mesurer le temps (calendrier), de se repérer dans l’espace (navigation) ou de prédire l’avenir (astrologie).

Nous ferons ensuite l’état des lieux des connaissances actuelles sur l’espace, partant de la banlieue proche de la Terre pour aller jusqu’à l’Univers dans son ensemble, en passant par le système solaire, les étoiles et les galaxies, et en évoquant à chaque fois les débats idéologiques ou mythologiques que les découvertes associées ont suscités.

Nous terminerons par un aperçu de la chronologie de l’histoire de l’Univers et par une évocation des grandes questions qui se posent encore à son sujet.
 

 

 

Michel Lhéritier, guide-conférencier au Louvre.

Visite du château de Vaux-le-Vicomte.

Mercredi 30 avril 2014

Construit de 1658 à 1661 par Nicolas Fouquet, le surintendant des finances de Louis XIV, le château de Vaux-le-Vicomte est l'un des plus beaux exemples de l'architecture classique française du XVII° siècle, et servira de modèle à Versailles. Sitôt le château achevé, son propriétaire y donna le 17 août 1661 une fête somptueuse en l'honneur du roi et de la cour.

Un mois plus tard, Fouquet était arrêté par d'Artagnan sur ordre du roi, et devait passer les quinze dernières années de sa vie dans la forteresse de Pignerol ...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marie-Françoise Nail, conférencière à la Cité des Sciences

Histoires d'eaux

Mardi 3 et 10 juin 2014 à 14.

Si l'eau recouvre les trois quarts de notre planète, c'est l'eau douce qui est indispensable aux êtres vivants et aux activités humaines, mais celle-ci ne représente que 3% du stock total d'eau sur la planète.

Si les ressources en eau sont inégalement réparties sur Terre, elles sont aussi inégalement utilisées et l'homme en  prélevant l'eau douce dont il a besoin dans les réservoirs superficiels et souterrains et en la restituant polluée crée des déséquilibres dans le cycle de l'eau.

Quelques exemples permettront de comprendre comment gérer quantitativement et qualitativement les ressources en eau.

Visite d'une station d'épuration de l'eau :

Mercredi 25 juin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Emmanuel Garcia, professeur d'histoire

Le Sénat dans les institutions françaises :

pourquoi une deuxième chambre ?

Mardi 17 juin 2014 à 14 h.

"Il y a deux choses inutiles, aurait dit Clémenceau, le Sénat et la prostate...". Pourtant ce bon vieux Sénat résiste aussi bien à l'usure du temps qu'aux railleries. La première constitution de 1946 proposait de le supprimer, mais elle a été repoussée par les électeurs. De Gaulle voulait en 1969 le réformer profondément. On sait que cela a abouti à l'échec du référendum et au départ du général.  

Alors il faut bien qu'il y ait quelques raisons pour que, dans les institutions de tous les grands pays démocratiques, il y ait une deuxième assemblée à côté de la chambre des députés. Nous en rappellerons les fondements historiques.

Visite du Sénat : vendredi 20 juin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

M. Emmanuel Garcia, professeur d'histoire.

Il y a cent ans : l'attentat de Sarajevo

 

Samedi 28 juin 2014 à 14 h.

Comment l'assassinat à Sarajevo, le dimanche 28 juin 1914, d'un prince autrichien par un jeune patriote serbe a-t-il pu plonger l'Europe dans la catastrophe d'une guerre générale ?

Ce qui s'est passé ce jour permet d'évoquer quelques unes des contradictions de l'Europe de 1914. Avec le lieu tout d'abord : à Sarajevo, on est au cœur des Balkans, déstabilisés par le retrait de l'Empire ottoman, et les ambitions rivales de l'Autriche et de la Russie.  Ce 28 juin, deux hommes ont rendez-vous avec un destin tragique. L'archiduc François-Ferdinand, c'est la force dangereuse, parce que déclinante, du vieil empire des Habsbourg. Son assassin, Gavrilo Princip,  n'a pas vingt ans. Il est porté par  le bouillonnement des jeunes nationalismes dans les Balkans, manipulés par des organisations secrètes aux ramifications complexes.

En toile de fond, il y a des antagonismes européens non réglés : la montée de la puissance allemande, le sourd désir de revanche de la France, l'inquiétude de l'Angleterre devant les remises en cause de sa suprématie navale ...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Olivier Macaux, professeur de lettres

Jean-Jacques Rousseau (1712-1778), l’écrivain paradoxal

Mardi 17 et 24 septembre 2013 à 14 h.

« Avec Voltaire, c’est le monde ancien qui finit, avec Rousseau c’est un monde nouveau qui commence ». Cette formule de Goethe, bien que répétée à satiété, demeure d’une grande pertinence car Rousseau est un novateur qui, au cœur du siècle des Lumières, n’a cessé de critiquer le progrès scientifique, la pensée rationaliste des encyclopédistes et les inégalités évidentes d’une société sclérosée. Cette conférence a pour objet de montrer que Rousseau est à la fois un penseur quand il prône une nouvelle société, une nouvelle pédagogie, voire une nouvelle religion, et un écrivain d’exception quand, à travers le roman et l’autobiographie, il crée une forme inédite qui  parvient à traduire les épanchements du cœur et la conscience aiguë du Moi.