Université Inter Âges - Gonesse

Saison 2013 - 2014

 

Organisateurs :

CCAS de la ville de Gonesse

UIA du Nord Parisien

 

Inscriptions :

Contacter le CCAS de la ville de Gonesse : 01 30 11 55 20

 

 

 

Changement exceptionnel de calendrier :

Le cours de M. Garcia sur le Sénat, prévu le 16 mai, est repoussé au 23 mai

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Stefan Zweig (1881 - 1940)

Olivier Macaux, professeur de lettres

Paris - Vienne : la littérature européenne en 1913

Nouvelle date : Jeudi 28 novembre 2013, 14 h.

Avant la catastrophe de1914, Paris et Vienne apparaissent comme les deux pôles de la culture européenne. Nous nous intéresserons au regard que leurs écrivains portent sur cette avant-guerre. en particulier à celui de Stefan Zweig, qui a brossé dans Le Monde d'hier un admirable tableau de l'Europe au  faîte de sa puissance et de son optimisme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Emmanuel Garcia, professeur d'histoire

Géopolitique du monde en 1913 :

vers la catastrophe.

Vendredi 8 et 15 novembre 2013, 14 h.

Jamais l'Europe n'avait paru plus puissante que dans les années  qui ont précédé 1914. Par le commerce, la technique, les armes, la culture, elle avait étendu sur le monde une influence que rien ne semblait pouvoir ébranler.

Jamais non plus l'Europe n'avait été plus optimiste. Toutes  les évolutions du XIX° siècle promettaient un avenir meilleur. La démocratie s'était imposée sur la plus grande partie du continent. La révolution industrielle, qui connaissait un nouvel élan à la fin du siècle, laissait entrevoir un monde d'abondance. Les sociétés n'étaient plus harcelées par la mort, et la démographie se transformait.

Pourtant la catastrophe est survenue, et l'Europe ne s'en est jamais totalement relevée : les Etats-Unis restent les seuls vrais vainqueurs de deux Guerres mondiales, avant que leur domination ne soit, à son tour, remise en cause au XXI° siècle. 

C'est donc la fin d'un cycle qu'il faut scruter dans la situation de 1914 : qu'est-ce qui avait fait cette formidable puissance de l'Europe ? Et par quels malaises le vieux continent était-il habité pour commettre ainsi, durant l'été 1914, ce qui nous apparaît rétrospectivement comme un véritable suicide ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Emmanuel Garcia, professeur d'histoire

Arnouville : un château dans l'histoire.

Samedi 16 novembre 2013, 14 h. 30

Construit de 1751 à 1757, jamais achevé, le château d'Arnouville rencontre à plusieurs reprises la grande histoire. Il est d'abord la demeure du comte de Machault d'Arnouville (1707-1794), qui tenta vainement sous Louis XV de réformer les finances de la monarchie. En 1815, Louis XVIII de retour d'exil y fait une halte que Chateaubriand évoque dans les Mémoires d'outre-tombe.

Au lendemain de 14-18, le domaine héberge un institut qui inaugure, pour les traumatisés de la Grande Guerre, une méthode nouvelle : l'aide psychologique par la pratique de l'horticulture. C'est l'origine lointaine de l'ITEP (Institut thérapeutique, pédagogique et éducatif) qui occupe aujourd'hui les locaux au bénéfice d'adolescents en difficulté.

Pour évoquer ce passé, le cours se déroulera dans les locaux mêmes du château d'Arnouville.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marie-Françoise Nail, conférencière à la Cité des Sciences

Histoires d'eaux

Vendredi 22 et 29 novembre 2013 à 14 h.

Si l'eau recouvre les trois quarts de notre planète, c'est l'eau douce qui est indispensable aux êtres vivants et aux activités humaines, mais celle-ci ne représente que 3% du stock total d'eau sur la planète.

Si les ressources en eau sont inégalement réparties sur Terre, elles sont aussi inégalement utilisées et l'homme en  prélevant l'eau douce dont il a besoin dans les réservoirs superficiels et souterrains et en la restituant polluée crée des déséquilibres dans le cycle de l'eau.

Quelques exemples permettront de comprendre comment gérer quantitativement et qualitativement les ressources en eau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Michel Lhéritier, guide-conférencier au Louvre

Paris-Vienne : la peinture européenne et la Grande Guerre

Vendredi 6, 13 et 20 décembre 2013 à 14 h.

Avant la Première guerre mondiale, Paris domine sans partage la scène artistique mondiale. Nulle autre ville dans l’histoire, même Rome, n’aura eu une telle suprématie dans tous les domaines de la création. Les artistes du monde entier affluent à Paris, Soixante mille peintres et sculpteurs sont réputés y vivre (dont un tiers d’étrangers), un millier y exposent dans une vingtaine de salons. Les raisons de cette domination sont à rechercher dans l’effort culturel et artistique imposé par les dynasties  capétienne puis napoléonienne. La modernité est née en France au 19ème siècle avec les impressionnistes et, vers 1890 le Jugendstil à Vienne, à la faveur de l’élan européen de « l’art nouveau ».

 Mais Paris fut bien, pendant un siècle, cette « capitale des arts » qui, quoique concurrencée en permanence par d’autres métropoles européennes – Munich, Vienne, Berlin, Londres ou Moscou, a permis la création de tous les styles, toutes les écoles.  Un certain nombre d’artistes aura un rôle à la fois de précurseur et de fondateur : Manet, puis surtout Cézanne.  Le cubisme est né de Cézanne, comme le fauvisme est issu du travail sur la couleur de Gauguin ou Van Gogh. Certains de ces artistes sont restés en France, d’autres sont rentrés dans leur pays. Ils y ont importé ce qu’ils ont appris à Paris.

En Allemagne, dans les années vingt, ce sera le bouleversement artistique qu’apporte l’expressionisme à une société malmenée par la défaite. Mouvement apparaissant dès avant le conflit dans l’espace allemand, l’expressionisme – le mot est attesté dès 1908 – est la première grande réaction nationale allemande à l’impressionnisme puis au fauvisme. Pendant des siècles, l’art allemand, pris au sens large incluant les parties germaniques des deux empires, a subi l’influence déterminante de l’Italie puis de la France. Pendant le conflit lui-même, la gestation d’une nouvelle ère artistique est à l’œuvre. C’est d’abord Dada qui va transgresser les frontières nationales ; apportant, face à la barbarie de la guerre, le regard d’enfance, la dérision, la truculence et la provocation, il ne survivra pas au conflit mais Dada a été une des genèses du surréalisme qui occupera l’espace français jusqu’après la Seconde guerre mondiale. L’ensemble de ces mouvements artistiques européens, dada, surréalisme, expressionisme ont un inspirateur commun : Sigmund Freud et la psychanalyse.

La guerre de 1914-1918 a été le fossoyeur de millions d’hommes, elle a aussi provoqué une formidable redistribution des cartes de la modernité entre France et Allemagne, élan que le nazisme brisera de manière impitoyable.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Louis Pasteur (1822 - 1895)

Cécile Bézy, professeur de sciences de la vie et de la terre

Pasteur et le pasteurisme

Vendredi 10 et 17 janvier 2014 à 14 h.

 Louis Pasteur (1822 - 1895), qui fut d'abord connu pour ses travaux en chimie et cristallographie, apporta sa contribution à la microbiologie qui allait ouvrir la porte à l'immunologie. Au delà de la communauté scientifique, il a acquis une renommée universelle pour avoir, le 6 juillet 1885, vacciné contre la rage le jeune alsacien Joseph Meister. C'était une première dans l'histoire de l'humanité.
Nous proposerons un voyage dans la vie de ce grand scientifique du 19ème siècle pour apprendre à mieux connaitre ses travaux: de la stéréochimie à la théorie des germes en passant par la fermentation. Nous nous efforcerons de comprendre les processus de nos réactions immunitaires et le principe de la vaccination.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jacques Tramson, professeur de lettres

1914 : l'image et la guerre

Vendredi 24, 31 janvier et 7 février 2014 à 14 h.

Il est évident que la culture, sous toutes ses formes, des plus élaborées aux plus populaires, ne pouvait pas rester insensible à la première hécatombe du XX° siècle, d’autant que celle-ci survenait après ce qu’on avait appelé « la Belle Epoque ».

En particulier, c’est la première fois que l’image allait pouvoir intervenir avec une telle force : la photographie allait imposer des images de ruines ou de héros; le dessin de presse ou de bande dessinée allait mener une de ses premières grandes campagnes de propagande. Les intellectuels et les artistes, souvent partis au front « la fleur au fusil », allaient en rapporter des témoignages de désillusion et de désespoir.

On doit tenter de dresser les limites entre les témoignages, parfois contestables, de L’Illustration, du Miroir, et ceux des grandes plumes, issues de presque tous les pays du conflit, Barbusse, Dorgelès, Céline, Remarque, Jünger, Hemingway, Dos Passos ... On ne doit pas méconnaître la volonté de propagande de ces publications satiriques ou dramatiques que sont La Baïonnette ou Les Trois Couleurs, sans parler des vigoureuses « prises de position » de la presse illustrée pour la jeunesse, que ce soit dans la  Semaine de Suzette ou l' Epatant ...

L’Histoire elle-même doit être traitée avec précaution car nombre d’œuvres à « prétention historique » des moments du conflit méritent d’être comparées à des analyses récentes (et nombreuses), de même qu’on peut être surpris des images du conflit que renvoient les bandes dessinées de l’époque  (qu’on pense à Bécassine ou aux Pieds Nickelés) si on les compare aux points de vue de dessinateurs et scénaristes actuels, comme Tardi, Dan et Galandon, Rabaté ou l'américain George Pratt.                                                                                     

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rubens - Prométhée enchaîné (1612)

 

Marie-Agnès Bennett, professeur de lettres classiques

Personnages mythiques de l'Antiquité :

Prométhée, le héros révolté

Vendredi 14 février 2014 à 14 h.

Pourquoi ce personnage de la mythologie grecque qui passe pour le bienfaiteur de l’humanité fascina-t-il écrivains et artistes, depuis Eschyle jusqu’à Kafka, en passant par Rubens et Gustave Moreau, sans oublier les musiciens comme Beethoven ou Saint-Saëns ? La liste ne saurait être exhaustive de tous ceux qui ont interrogé au cours des siècles le mythe de Prométhée.  Et dire que tout vient d’une dizaine de vers d’un poète du VIIIème siècle avant notre ère, Hésiode, assez aimé des dieux pour que son cadavre soit ramené, dit-on, dans sa Béotie natale par un cortège de pieux dauphins… Mythe, légende, mais aussi réflexions autour de la Révolte, voilà ce qui va nous occuper au cours de cette séance.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

André Malraux (1901 - 1977)

Olivier Macaux, professeur de lettres

André Malraux, ou la légende du siècle

Vendredi 7 et 14 mars 2014 à 14 h.

La personnalité d’André Malraux demeure encore aujourd’hui insaisissable : en effet, quel rapport existe-t-il entre le jeune poète cubiste des années vingt et le pilleur de tombes cambodgiennes ? entre le contempteur du régime colonial indochinois et le notable gaulliste des dernières années ? entre le compagnon de route des républicains espagnols et le ministre de la Culture ? Homme de paradoxes, Malraux a fondé son œuvre sur cet adage : la vérité ne peut surgir que de la légende.

Nous tenterons de montrer la construction de cette légende biographique et littéraire : Malraux entremêle la vie et l’œuvre et joue des mystères pour se forger un destin et en dire toute la grandeur. Nous évoquerons le romancier des révolutions et des guerres qui obtient une célébrité internationale grâce à son évocation remarquable de la révolution chinoise dans Les Conquérants (1928) et La Condition humaine (1933) et de la guerre d’Espagne dans L’Espoir (1937). En mêlant actualité et fiction, Malraux amorce une réflexion métaphysique sur l’Histoire et l’engagement politique, revisitant les notions d’héroïsme, de liberté et d’angoisse existentielle à travers un mode de narration et d’écriture résolument moderne.

Dans les années cinquante, Malraux délaisse le roman pour une imposante réflexion sur la création artistique. Cette démarche esthétique, déployée dans les trois volumes de La Psychologie de l’art, permet d’établir le musée imaginaire de l’auteur, mêlant classiques et modernes, de Rembrandt à Picasso. Dans les années soixante, Malraux accompagne le retour politique du général de Gaulle, exerce une activité ministérielle mais ne délaisse pas pour autant la pratique littéraire : ses écrits autobiographiques réunis dans Le Miroir des limbes (1976) témoignent d’un renouveau de son inspiration, éclairant le parcours exceptionnel d’un écrivain qui n’a cessé de se confronter à l’histoire politique et artistique de son siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marie-Agnès Bennett, professeur de lettres classiques

Personnages historiques et mythiques de l'Antiquité :

Alexandre, le conquérant de l'impossible

Vendredi 21 mars 2014 à 14 h.

Alexandre le Grand, c’est ainsi que l’Histoire désigne cet homme exceptionnel,  mort à trente-trois ans au terme d’une vie intensément vécue, semblant incarner l’idéal de l’Achille d’Homère : «  Une vie courte mais glorieuse ». Si son histoire nous est parvenue souvent déformée par les interprétations philosophiques et rhétoriques, c’est que, dès l’Antiquité, les artistes en ont fait une légende : on peut évoquer Plutarque ou le médiéval Roman d’Alexandre, sans parler de Racine qui voit en Alexandre un précurseur de Louis XIV. Nous n’oublierons pas  peintres et sculpteurs qui, depuis Lysippe jusqu’à Raphaël, perpétuent le souvenir de celui qui fut d’abord le champion de l’hellénisme, devenu, grâce à lui,   patrimoine de l’Europe moderne.

 

César, imperator

Vendredi 28 mars 2014 à 14 h.

Il descendait, dit-on de Vénus et d’Enée… Prédestiné, et le croyant,  il fit de cette prestigieuse origine le tremplin d’une ascension qui devait lui permettre de surpasser les plus grands parmi les hommes pour atteindre vivant à la divinité. Car la conquête des Gaules, si importante pour nous, ne fut en réalité qu’une étape de sa prodigieuse carrière politique qui lui valut le titre d’Imperator avant de se voir décerner celui de demi-dieu. « Veni, vidi, vici » : une parole historique qui  fit de lui l’un des mythes de l’Occident. Nous verrons donc comment ce personnage, historiquement situé  aux derniers temps de le République, finit par devenir une entité dépersonnalisée,  en nous intéressant aux œuvres littéraires, artistiques et musicales qui ont contribué à faire de lui  un héros intemporel.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Didier Nativel, professeur d'histoire

Des racines de l'Inde contemporaine

à l'émergence d'une nouvelle puissance.

Attention changement de dates :

Mercredi 2 et 9 avril à 14 h.

 

Nouvel acteur majeur de la scène internationale, l’Inde, géant démographique qui talonne la Chine, n’est pas seulement le « bureau du monde », mais aussi le berceau d’une culture plurielle et dynamique aux racines anciennes. Pays émergent qui connaît une forte croissance économique, il doit aussi relever de nombreux défis internes et externes : profondes inégalités sociales, violences intercommunautaires, tensions récurrentes avec le voisin pakistanais. Pour en prendre toute la mesure, une mise en perspective historique et culturelle s’impose.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Emmanuel Garcia, professeur d'histoire

Le Sénat dans les institutions françaises :

pourquoi une deuxième chambre ?

Attention, changement de date :

Vendredi 23 mai 2014 à 14 h.

"Il y a deux choses inutiles, aurait dit Clémenceau, le Sénat et la prostate...". Pourtant ce bon vieux Sénat résiste aussi bien à l'usure du temps qu'aux railleries. La première constitution de 1946 proposait de le supprimer, mais elle a été repoussée par les électeurs. De Gaulle voulait en 1969 le réformer profondément. On sait que cela a abouti à l'échec du référendum et au départ du général.  

Alors il faut bien qu'il y ait quelques raisons pour que, dans les institutions de tous les grands pays démocratiques, il y ait une deuxième assemblée à côté de la chambre des députés. Nous en rappellerons les fondements historiques.

Visite du Sénat : vendredi 20 juin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

M. Emmanuel Garcia, professeur d'histoire.

Il y a cent ans : l'attentat de Sarajevo

 

Samedi 28 juin 2014 à 14 h.

Comment l'assassinat à Sarajevo, le dimanche 28 juin 1914, d'un prince autrichien par un jeune patriote serbe a-t-il pu plonger l'Europe dans la catastrophe d'une guerre générale ?

Ce qui s'est passé ce jour permet d'évoquer quelques unes des contradictions de l'Europe de 1914. Avec le lieu tout d'abord : à Sarajevo, on est au cœur des Balkans, déstabilisés par le retrait de l'Empire ottoman, et les ambitions rivales de l'Autriche et de la Russie.  Ce 28 juin, deux hommes ont rendez-vous avec un destin tragique. L'archiduc François-Ferdinand, c'est la force dangereuse, parce que déclinante, du vieil empire des Habsbourg. Son assassin, Gavrilo Princip,  n'a pas vingt ans. Il est porté par  le bouillonnement des jeunes nationalismes dans les Balkans, manipulés par des organisations secrètes aux ramifications complexes.

En toile de fond, il y a des antagonismes européens non réglés : la montée de la puissance allemande, le sourd désir de revanche de la France, l'inquiétude de l'Angleterre devant les remises en cause de sa suprématie navale ...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Guiseppe Verdi, 1813 - 1901

Eric Bennett, professeur de lettres

Viva Verdi !

Vendredi  4 et 11 octobre 2013, 14 h.

Giuseppe Verdi compose Nabucco à 28 ans, et Falstaff  à 79. Entre ces deux chefs-d’œuvre, avec une prodigieuse faculté de renouvellement, le compositeur lombard aura imposé dans le monde entier la déchirante Traviata et le pathétique Rigoletto, le poignant Requiem et le flamboyant Othello. Si Wagner, son contemporain admiré, vit dans la légende, lui vit dans l’Histoire : son rêve est l’unité de sa patrie, éternellement reconnaissante. En évoquant les tragédies et les triomphes qui jalonnent son existence discrète et généreuse, nous honorerons le Bicentenaire de la naissance du maître de l’opéra italien.