Université Inter Âges - Argenteuil

 

Organisateurs :

CCAS d'Argenteuil

Association Université inter âges du nord parisien

 

Renseignements et inscriptions :

CCAS, hôtel de ville d'Argenteuil, 12-14 bd Léon Feix

Tel : 01 34 23 41 77

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Programme de la saison 2013 - 2014, mis à jour le 2 juillet 2013

D'autres cours pourront éventuellement être programmés, consultez régulièrement les mises à jour.

 

 

Jean Moulin (1899 - 1943)

Le Conseil national de la Résistance

M. Emmanuel Garcia, professeur d'histoire

Mardi 1° octobre de 14 h à 16 h.

Créé il y a 70 ans en mai 1943 sous la présidence de Jean Moulin, le Conseil national de la Résistance s'invite encore dans notre actualité. En 2007, dans un article qui fait scandale, un conseiller du MEDEF présente l'héritage du C.N.R. comme le principal obstacle à la modernisation de la France (Denis Kessler : Adieu 1945 dans Challenges du 4 octobre 2007). A l'inverse, Stéphane Hessel place la défense des valeurs du C.N.R. au cœur de son Indignez-vous ! … vendu en un an à quatre millions d'exemplaires.    

Notre propos sera de rappeler ce qu'a été le rôle historique du Conseil national de la Résistance : offrir  une voie à la France, au lendemain du pire désastre de son histoire, le naufrage de 1940.  

Documents illustrant le cours

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Denis Diderot (1713 – 1784) ou l’esprit des Lumières

M. Olivier Macaux, professeur de lettres.

Mardi 8 octobre et vendredi 11 octobre de 14 h à 16 h.

Pour avoir consacré vingt ans de son existence au grand projet de l’Encyclopédie, Diderot a incarné plus qu’aucun autre l’esprit des Lumières. Oscillant entre raison et sensibilité, cet érudit est l’homme des révolutions intellectuelles marquant une rupture avec la tradition philosophique, religieuse et politique de son époque. Malgré l’emprisonnement et la censure, Diderot n’a jamais cessé de revendiquer l’autonomie de la pensée. Réfutant tout système, prônant une vision athéiste et matérialiste du monde, il privilégie l’expérience au détriment des dogmes et des certitudes. Cette conférence a pour objet de montrer les multiples talents  de celui qui a été tour à tour romancier, philosophe, dramaturge et critique d’art et de tracer ainsi le portrait d’un esprit libre et brillant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Qu'est-ce que le style au cinéma ?

 

M. Robert Wainer, professeur de lettres.

Mardi 15 et vendredi 18 octobre, mardi 3 et vendredi 6 décembre, de 14 h à 16 h.

 

Cette question revient à se demander en quoi le cinéma est un art. Cela semble aller de soi. Pourtant, la façon dont le « 7ème art » est perçu par le public est bien éloignée du rapport qu’il entretient avec les autres arts. Godard s’en étonnait: « c’est curieux, on dit : « j’ai vu un vieux film », mais pas : « j’ai vu un vieux Rembrandt ». C’est que face à un tableau, ou à un roman, on a conscience qu’ils s’inscrivent dans un contexte, et dans une histoire, qui permettent de les relier à d’autres œuvres, en les classant dans une école. C’est pourquoi ni la peinture de Botticelli, ni les pièces de Molière ne semblent désuètes, alors que de nombreux cinéphages n’ont que mépris pour les «vieux films ». Mais il en va souvent autrement avec le cinéma : le créateur, son inscription dans une époque ou dans une école ne paraissent pas des marqueurs prioritaires, et l’on entend plutôt: « j’aime le western », que « j’aime John Ford ». En quoi le cinéma est-il un art comme les autres ? En quoi est-il différent des autres ?  C’est ce que nous allons essayer de comprendre grâce à la projection et l’étude de nombreuses séquences très brèves, en les confrontant à des exemples tirés d’autres arts. Nous verrons d’abord quels sont les moyens purement cinématographiques mis à la disposition de l’artiste pour créer un style et une vision du monde. Puis nous analyserons l’œuvre de plusieurs géants du cinéma, pour comprendre ce qui distingue un créateur d’un autre, quel que soit le genre qu’il aborde.

 

 

 

 

 

 

Rosa Parks (1913 - 2005) photographiée lors de son arrestation en 1955

Autour du centenaire de Rosa Parks : le mouvement des droits civiques aux Etats-Unis

Emmanuel  Garcia, professeur d'histoire.

 Vendredi 25 octobre de 14 h à 16 h.

 

Rosa Parks, née en 1913, aurait eu cent ans cette année. Cette modeste couturière est devenue une figure emblématique du mouvement noir américain pour avoir,  le 1° décembre 1955, refusé de céder sa place dans le bus à un blanc. Rosa Parks est arrêtée, mais il s'ensuit un long boycott de la compagnie d'autobus, et finalement en novembre 1956 une décision de la Cour suprême condamnant la ségrégation raciale dans les transports.

Evoquer la figure de Rosa Parks nous permettra de mieux comprendre l'importance, dans l'histoire américaine, du mouvement pour les droits civiques organisé par le noirs eux-mêmes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Louis Pasteur (1822 - 1895)

Pasteur et le pasteurisme

Mme Cécile Bézy, professeur de Sciences de la vie et de la terre

Mardi 10 et vendredi 13 décembre, de 14 h à 16 h.


Louis Pasteur (1822 - 1895), qui fut d'abord connu pour ses travaux en chimie et cristallographie, apporta sa contribution à la microbiologie qui allait ouvrir la porte à l'immunologie. Au delà de la communauté scientifique, il a acquis une renommée universelle pour avoir, le 6 juillet 1885, vacciné contre la rage le jeune alsacien Joseph Meister. C'était une première dans l'histoire de l'humanité.
Nous proposerons un voyage dans la vie de ce grand scientifique du 19ème siècle pour apprendre à mieux connaitre ses travaux: de la stéréochimie à la théorie des germes en passant par la fermentation. Nous nous efforcerons de comprendre les processus de nos réactions immunitaires et le principe de la vaccination.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Puccini (1858 - 1924)

Giacomo Puccini : l'amour et les larmes

M. Eric Bennett, professeur de lettres classiques.

Mardi 11 et vendredi 14 février, de 14 h à 16 h.

C’est une représentation de l’Aïda de Verdi qui décide de sa vocation .  Mais que composer après l’illustre prédécesseur ?  Porté par son époque, Puccini trouvera sa voie dans un réalisme poétique poignant .  Les chefs-d’œuvre qui jalonnent sa carrière, de La Bohème à Turandot, de La Tosca à Madame Butterfly, lui assurent la célébrité internationale . Il y explore de nouvelles possibilités musicales et dramaturgiques, nous faisant voyager de Rome à Paris, de l’Ouest américain au Japon et en Chine .  Mais l’amateur de femmes et d’automobiles poursuit également d’autres rêves, relève d’autres défis …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Romain Gary (1914 – 1980)

Olivier Macaux, professeur de lettres.

Mardi 4 mars, de 14 h à 16 h.

 

Emigré russe, arrivé en France à l’âge de treize ans, Romain Gary a connu un destin exceptionnel, de son engagement dans la France libre en juin 1940 à sa carrière de diplomate en Europe et aux Etats-Unis. Il a mené en parallèle une carrière d’écrivain, obtenant notamment une reconnaissance publique avec Les Racines du ciel (prix Goncourt 1956) et le récit autobiographique, La Promesse de l’aube (1960) où il raconte son enfance et trace le portrait d’une mère exigeante et passionnée. Auteur populaire, souffrant du mépris des milieux intellectuels, Gary décide, au début des années soixante-dix, d’écrire sous le pseudonyme d’Emile Ajar. Il connait de nouveau le succès et obtient même un second prix Goncourt en 1975 avec La Vie devant soi. La mystification n’est révélée qu’après le suicide de l’écrivain en 1980. Nous montrerons la cohérence de cette œuvre empreinte d’humanisme et d’humour où, dans une langue claire et énergique, Gary a su témoigner des bouleversements historiques majeurs du XXe siècle et dénoncer le règne de la barbarie et des totalitarismes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Géopolitique du monde en 1914

M. Emmanuel Garcia, professeur d'histoire - Mardi 20 mai et 27 mai de 14 h à 16 h.

 

Pourtant la catastrophe est survenue, et l'Europe ne s'en est jamais totalement relevée : les Etats-Unis restent les seuls vrais vainqueurs de deux Guerres mondiales, avant que leur domination ne soit, à son tour, remise en cause au XXI° siècle. 

C'est donc la fin d'un cycle qu'il faut scruter dans la situation de 1914 : qu'est-ce qui avait fait cette formidable puissance de l'Europe ? Et par quels malaises le vieux continent était-il habité pour commettre ainsi, durant l'été 1914, ce qui nous apparaît rétrospectivement comme un véritable suicide ?

 

Jamais l'Europe n'avait paru plus puissante que dans les années  qui ont précédé 1914. Par le commerce, la technique, les armes, la culture, elle avait étendu sur le monde une influence que rien ne semblait pouvoir ébranler.

Jamais non plus l'Europe n'avait été plus optimiste. Toutes  les évolutions du XIX° siècle promettaient un avenir meilleur. La démocratie s'était imposée sur la plus grande partie du continent. La révolution industrielle, qui connaissait un nouvel élan à la fin du siècle, laissait entrevoir un monde d'abondance. Les sociétés n'étaient plus harcelées par la mort, et la démographie se transformait. Dans Le Monde d'hier, Stefan Zweig a admirablement retranscris cet optimisme de l'Europe à la veille de 1914.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aimé Césaire (1913 – 2008)

Olivier Macaux, professeur de lettres.

Vendredi 21 mars, de 14 h à 16 h.

Avec la parution de Cahier d’un retour au pays natal en 1939, Aimé Césaire montre, à travers ce long poème en prose, que le langage poétique est autant une aventure spirituelle qu’une expérience de la liberté. Dans une société coloniale que dominent les blancs et les mulâtres, Césaire consent à être noir, revendique sa « négrité », s’adresse aux Antillais dont les aïeux furent des esclaves africains et les incitent à combattre cet héritage de culpabilité et de servitude. Si la « négritude » comprend pour Césaire une prise de conscience historique et politique du « nègre » humilié, c’est aussi une révolte poétique qui, dans la continuité de Rimbaud et des surréalistes, accorde au langage un pouvoir libérateur et enchanteur.

Nous tracerons ainsi l’itinéraire poétique et dramaturgique de Césaire qui demeure indissociable  de son engagement politique et de sa lutte contre l’ordre colonial.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marguerite Duras

Mme Josette Nifenecker, professeur de lettres.

Vendredi 23 mai et 30 mai, de 14 h à 16 h.

 

Marguerite Duras fait partie des incontournables de la seconde moitié du XXème siècle : écrivain , dramaturge, cinéaste, femme engagée, elle bouscule les conventions, avec plus ou moins de bonheur selon les uns, avec génie selon les autres.

Son  œuvre se cherche, et va s’approfondissant , parfois assez hermétique,  avec la déstructuration des phrases , des personnages, et de l’action , qui  essaie de rendre compte de la passion sans complaisance, ni facilité ; on la retrouve plus accessible dans ses premiers et ses derniers romans , dont L’Amant,  qui reprend l’obsession de son enfance au Viet Nam sous la colonisation.

Nous approcherons une partie de l’œuvre, en  donnant un éventail aussi ouvert que possible, à tous les genres qu’elle a pratiqués.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Martin du Gard

Thomas Mann

Stefan Zweig

 

Ecrivains français et allemands : regards sur l'avant-guerre

M. Olivier Macaux, professeur de lettres.

Vendredi 6, 13 et 20 juin, de 14 h à 16 h.

 

Jusqu’à la déclaration de guerre en août 1914, les écrivains français n’ont pas semblé prendre conscience de l’imminence du désastre. Si Maurice Barrès, disposant alors d’un immense prestige, pouvait se poser en sentinelle patriotique, Proust amorçait seulement sa recherche du temps perdu, signant la fin d’un monde et clôturant le XIXe siècle, Alain-Fournier et son Grand Meaulnes furetait du côté de l’enfance et du mystère, Mauriac inaugurait son œuvre dans les tréfonds de la vie provinciale, Gide poursuivait sa quête ironique et critique…

Nous nous attacherons donc beaucoup plus au regard rétrospectif des écrivains qui ont su témoigner, plusieurs années après le conflit auquel ils ont assisté, de l’étrange climat qui régnait avant-guerre : Aragon (Les Voyageurs de l’Impériale), Martin du Gard (Les Thibault), Jules Romains (Les hommes de bonne volonté), Céline (Mort à crédit) du côté français et Robert Musil (L’Homme sans qualités), Thomas Mann (la fin de La Montagne magique), Hermann Broch (Les Somnambules), Stefan Zweig (Le Monde d'hier) du côté allemand et autrichien… Tous ces écrivains ont en commun d’avoir évoqué les quelques mois, voire les quelques semaines, qui ont précédé la guerre, ce moment où la civilisation occidentale n’avait pas encore pris conscience qu’elle était mortelle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y a cent ans : l'attentat de Sarajevo

M. Emmanuel Garcia, professeur d'histoire.

Vendredi 27 juin de 14 h à 16 h.

 

Comment l'assassinat à Sarajevo, le dimanche 28 juin 1914, d'un prince autrichien par un jeune patriote serbe a-t-il pu plonger l'Europe dans la catastrophe d'une guerre générale ?

Ce qui s'est passé ce jour permet d'évoquer quelques unes des contradictions de l'Europe de 1914. Avec le lieu tout d'abord : à Sarajevo, on est au cœur des Balkans, déstabilisés par le retrait de l'Empire ottoman, et les ambitions rivales de l'Autriche et de la Russie.  Ce 28 juin, deux hommes ont rendez-vous avec un destin tragique. L'archiduc François-Ferdinand, c'est la force dangereuse, parce que déclinante, du vieil empire des Habsbourg. Son assassin, Gavrilo Princip,  n'a pas vingt ans. Il est porté par  le bouillonnement des jeunes nationalismes dans les Balkans, manipulés par des organisations secrètes aux ramifications complexes.

En toile de fond, il y a des antagonismes européens non réglés : la montée de la puissance allemande, le sourd désir de revanche de la France, l'inquiétude de l'Angleterre devant les remises en cause de sa suprématie navale ...

 

 

Abraham Lincoln (1809 - 1865)

Il  y a 150 ans : le discours de Gettysburg

M. Emmanuel Garcia, professeur d'histoire.

Vendredi 4 octobre octobre de 14 h à 16 h.

 La Guerre de Sécession a commencé en 1861. Le 19 novembre 1863, le président Abraham Lincoln prononce un discours sur le champ de bataille de Gettysburg.  Trois mois plus tôt, les armées du Nord ont remporté ici un combat décisif et sanglant sur le Sud. Lorsque Lincoln prend la parole, on s'attend à des torrents d'éloquence. En fait son discours ne dure que deux minutes ... mais il reste un des plus célèbres de toute l'histoire des Etats-Unis.  Il convient de se demander pourquoi.