Université inter âges - Goussainville

Saison 2012 - 2013

 

 

Organisateurs :

CCAS de Goussainville

UIA du nord parisien

 

Renseignements et inscriptions :

CCAS de Goussainville

Tel : 01 39 94 61 36

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De Gaulle et Adenauer, 1962

Emmanuel Garcia, professeur d'Histoire

L'Allemagne : sa place en Europe et dans le monde

Mardi 13, 20 et 27 novembre 2012

Du temps de la Guerre froide, l’Allemagne divisée était qualifiée de « géant économique et nain politique ».  La formule résume bien les paradoxes de la puissance allemande.  Née tardivement (1871), elle est vite devenue et restée la première puissance industrielle du continent. Dans la crise financière que connaît aujourd’hui l’Europe, rien ne peut se décider sans Berlin. Mais, parce que l’Allemagne occupe en Europe une place centrale et déterminante, ses ambitions politiques ont toujours posé problème. Bismarck avait parfaitement compris les dangers de la surpuissance et voulu, contrairement aux idées reçues, une politique de paix. Après lui l’ambition mal maîtrisée de Guillaume II, puis l’ambition démente du nazisme, ont à deux reprises précipité le monde dans la guerre. Après 1945 on a cru régler radicalement le problème : l’Allemagne divisée et occupée n’avait plus de politique. Ce n’était bien sûr qu’expédient provisoire.  L’Allemagne réunifiée en 1990 doit de nouveau affronter la question de sa puissance, de son rapport à l’Europe et au monde.

_________________________________________________________________

 

Robert Wainer, professeur de Lettres

 

Sommes-nous romantiques ?

 

Mardi 2, 9, 16 et 23 octobre 2012

 

Qu’est-ce qu’un romantique au XIXème siècle ? C’est un jeune homme de bonne famille, perdu dans un monde qui change trop vite, un monde envahi par les mines et les usines, par le commerce et la finance, par la misère et la laideur urbaine. C’est un homme aux « illusions perdues » . S’il est républicain, comme Stendhal, il ne croit plus aux révolutions : la faillite des idéaux des Lumières, emportés dans la tourmente de la terreur et des guerres impériales, l’a vacciné contre l’espoir d’un monde plus égal et plus fraternel. S’il est aristocrate, comme bon nombre de poètes romantiques de la première moitié du siècle, la médiocrité des hommes de la Restauration, obsédés de places et d’argent, lui montre que le retour des Bourbons n’a pas restauré un monde où l’on défendait à coups d’épée son honneur et sa gloire. Comment fuir, alors, ce monde détesté ? En cherchant refuge ailleurs : dans le passé, ou dans l’avenir, dans la nature ou dans les pays lointains, dans le rêve ou dans la folie. Autant de mondes plus ou moins imaginaires, où les artistes pourront librement épancher leur moi.

 

Ainsi, l’art permet au moi, brimé par ce monde qui ne le comprend pas et le rejette, de prendre sa revanche. L’artiste ne veut  plus décrire le monde pour le comprendre, comme au XVIIIème siècle : il veut exprimer les émotions douloureuses qu’il éprouve face à  l’incompréhension du monde. C’est cette double exaltation - celle de l’individu rejeté et celle de la sensibilité  exacerbée -  qui caractérise l’art romantique. Exaltation du héros incompris dans tous les romans de Stendhal, de Balzac, ou de Hugo ; plainte mélancolique  dans les méditations poétiques qui parcourent le siècle, de Lamartine à Verlaine, mais aussi dans les mélodies de Schubert. C’est aussi au romantisme que la peinture doit sa plus grande révolution : car à partir de Delacroix, les peintres privilégient leur manière personnelle de voir, de ressentir ce qu’ils voient, et abandonnent l’idée de représenter la réalité que tout le monde voit.

 

Nous verrons enfin, comment, de Bellini à Verdi, l’opéra romantique, où règne le bel canto, offre la synthèse de toutes ces aspirations : de même que le héros romantique exhale sa plainte en remisant dans l’ombre le monde des hommes, de même, le chant du soliste se développe, dans de magnifiques mélodies dont le seul but est d’émouvoir l’auditeur, laissant au second plan un orchestre chargé de mettre en valeur le chant.

 

Certains disent que le monde actuel, où chacun se replie sur soi, est l’héritier du romantisme ; d’autres pensent que nous lui devons un élargissement de la connaissance de l’homme : la fascination pour le moi a permis de plonger dans les profondeurs d’un monde qui jusqu’au XVIIIème siècle faisait peur : celui des émotions, des passions, des pulsions.

 

Nous en jugerons sur pièce.

___________________________________________________________________________________

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Michel Lhéritier, guide - conférencier au Louvre

Le Caravage

Mardi 8 et 15 janvier 2013

 L' œuvre puissante et novatrice de Michelangelo Merisi da Caravaggio, dit Le Caravage révolutionna la peinture du XVIIe siècle par son caractère naturaliste, son réalisme parfois brutal, son érotisme troublant et son emploi de la technique du clair-obscur qui influença nombre de grands peintres après lui. Par ailleurs il mena une vie dissolue, riche en scandales provoqués par son caractère violent et belliqueux — allant jusqu'à tuer lors d'une querelle —, sa fréquentation habituelle des bas-fonds et des tavernes, ainsi que par sa sexualité scandaleuse pour l'époque, ce qui lui attira de nombreux ennuis avec la justice, l'Église et le pouvoir. Nous étudierons son œuvre peinte de manière approfondie.

 

Lundi 21 janvier : découverte du Caravage au Louvre

__________________________________________________________________

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marie-Françoise Nail, conférencière à la Cité des Sciences

L'ADN AU CŒUR DE NOTRE QUOTIDIEN

Mardi 22, 29 janvier et 5 février 2013 

ADN, génome, chromosomes, clonage, OGM, maladies génétiques et leur diagnostic, thérapie génique, empreintes génétiques, production de vaccins et de médicaments …. Autant d'expressions qui s'insinuent dans notre quotidien et autour desquelles s'ouvrent des débats de société.

 Interrogeons-nous d'abord sur la nature de l'ADN, ses propriétés et ses fonctions dans un organisme. Qu'appelons-nous un gène, à quoi sert-il? Qu'est-ce qu'une mutation, quelle en est la cause, l'effet? … 

Des connaissances  indispensables pour apprécier les espoirs que les progrès technologiques  de la biologie moléculaire confirmés depuis les années 1970 ont  fait naître mais aussi les craintes qu'ils suscitent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Eric Bennett, professeur de Lettres

Richard WAGNER révolutionnaire et romantique

Mardi 12 et 19 février 2013

Tour à tour objet de vénération et de haine, Richard Wagner ne laisse pas indifférent. Nature tourmentée, c’est dans l’art qu’il recherche la rédemption. Les nouveautés qu’il introduit dans le langage musical et la conception de l’opéra heurtent les conventions de l’époque et inaugurent une ère nouvelle. Liszt, Cosima von Bülow, Louis II de Bavière, Nietzsche ont-ils compté pour lui ou n’ont-ils été que des utilités au service du grand projet ? En essayant de comprendre le « cas Wagner », nous contribuerons à honorer le 200e anniversaire de la naissance du mage de Bayreuth .

_______________________________________________________________________________________

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Michel Lhéritier, conférencier au Louvre

Saint Denis et les rois de France

Mardi 26 février 2013

Edifice majeur de l'histoire de France en tant que nécropole de toutes les dynasties ayant régné sur la France, la basilique-cathédrale de Saint-Denis est aussi un édifice majeur pour l'histoire de l'architecture, puisqu'elle est justement considérée comme le premier bâtiment de style gothique. Édifice majeur aussi au plan religieux puisqu’ reposent le premier évêque de Paris et ses deux acolytes, après leur mise à mort sur le Mont de Martyrs. C'est dire l'importance d'une telle visite pour la connaissance du Moyen-âge jusqu'à la fin de la monarchie.

 

Lundi 18 mars : visite de la basilique de Saint-Denis

_______________________________________________________________________________________________

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La région de Gonesse - Goussainville sur la carte des chasses du Roy au XVIII° siècle

Pour voir en grand, cliquer sur l'image

Emmanuel Garcia, professeur d'histoire

Comment s'est faite la banlieue ?

Mardi 19 mars 2013

Nous avions présenté l'an dernier la formation historique de Paris. Les limites actuelles de la ville sont (à peu près) atteintes en 1860, lorsque Paris "annexe" toutes les communes qui se trouvent à l'intérieur de l'enceinte militaire de Thiers.  Au-delà commence une autre histoire, celle de la banlieue. Elle ne prend sa forme actuelle qu'à partir des années 1960, et nous apparaît donc comme très "moderne".  Pourtant les traces du passé sont nombreuses, et toute l'organisation de la banlieue s'inscrit dans une très longue évolution historique.

Mercredi 27 mars - Visite sur le terrain : du "Pays de France" à la banlieue.

__________________________________________________________________

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Emmanuel Garcia

 

La démocratie aux Etats-Unis

 

Mardi 26 mars 2013

Les Etats-Unis partagent avec l'Europe les mêmes principes de base de la démocratie : la souveraineté populaire, les droits de l'homme, la séparation des pouvoirs.  Mais en même temps la démocratie américaine est profondément originale. C'est la plus ancienne du monde occidental, puisqu'elle applique toujours une Constitution adoptée en 1787.  Elle est résolument présidentielle, alors que tous les systèmes européens sont parlementaires. Elle est très attachée au fédéralisme, qui respecte les droits et libertés de chacun des cinquante états américains.

Nous verrons en quoi ce système original est héritier de l'histoire américaine, depuis la proclamation d'indépendance du 4 juillet 1776.

___________________________________________________

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Louis Aragon et Elsa Triolet

Olivier Macaux, professeur de Lettres

 

Louis Aragon (1897 – 1982)

 

Mardi 2, 16 et 23 avril 2013

 

 

                Si Philippe Soupault a pu dire d’Aragon que « sa prodigieuse virtuosité n’est comparable – toutes choses égales – qu’à celle de Hugo », nous essaierons de montrer que cet écrivain aux masques multiples et aux incessantes métamorphoses s’inscrit dans une histoire politique, littéraire et personnelle qui condense les enjeux et les conflits du XXe siècle.

            Envoyé au front en 1917, Aragon participe à son retour à l’aventure surréaliste et prône un « merveilleux quotidien » issu de la rencontre du réel et de l’imaginaire. La rencontre capitale avec Elsa Triolet en 1928 suivie de l’engagement au sein du Parti communiste marque la rupture avec André Breton et oriente l’œuvre sur le versant du réalisme socialiste qu’illustre, des Cloches de Bâle (1934) aux Communistes (1952), le long cycle romanesque intitulé « Le Monde réel ». Entré dans la résistance lors de la seconde guerre mondiale, Aragon en devient le chantre à travers une poésie qui ne refuse plus les contraintes de la rime et de la métrique, opposant à la domination nazie une vision lyrique de l’amour et du courage. Fidèle au parti communiste jusqu’à sa mort en 1982, Aragon avait pris conscience du régime totalitaire soviétique dès 1952 sans pour autant le dénoncer. Il en a résulté alors un certain désarroi esthétique et politique qu’il est parvenu à dépasser à la fin des années cinquante.

            A partir du roman La Semaine sainte (1958) et du poème Elsa (1959), nous montrerons de quelle manière Aragon a renouvelé son écriture et décrit de manière vertigineuse les pièges tendus par le réel et les aspirations utopiques. Etablissant que la littérature développe un art du « mentir-vrai » qui permet l’exploration de soi, nous évoquerons ainsi les thèmes majeurs qu’Aragon n’a cessé d’entrecroiser tout au long de son œuvre : l’art, l’histoire et l’amour.        

________________________________________________________________________________

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Emmanuel Garcia, professeur d'Histoire

Le Parlement dans les institutions de la V° République

Mardi 14 mai 2013

Parmi les grandes démocraties modernes, la France a des institutions particulières. Son système n'est pas présidentiel, comme celui des Etats-Unis, ni purement parlementaire, comme dans les autres pays d'Europe. La V° République peut être qualifiée de régime mixte, mi-présidentiel, mi-parlementaire.

Nous verrons de quels problèmes et de quelles évolutions historiques nous vient cette situation.

 

Visite du Palais Bourbon :  samedi 25 mai 2013

_____________________________________________________________________

 

Cécile Bézy, professeur des Sciences de la Vie et de la Terre

L’alimentation : des aliments aux « alicaments » ...

ou ce qu'on veut nous faire croire....

Mardi 9 avril 2013

Qu'est devenue notre alimentation au cours du temps ? Nous verrons ce qui a influencé les changements dans notre alimentation dans l’histoire, comme l'apparition du feu par exemple. Nous pourrons ensuite commenter la célèbre phrase de Socrate:" Que ton aliment soit ton médicament" et voir que le marketing rend cette phrase encore plus célèbre aujourd'hui. Ainsi nous comprendrons comment ne pas tomber dans le piège des publicités à travers une plus juste connaissance de ce que doit être une alimentation saine et équilibrée.

___________________________________________________________________

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Emmanuel Garcia, professeur d'histoire

Le Canada

Mardi 21 et 28 mai 2013

Le Canada, a-t-on pu dire "souffre d'un excès de géographie". Le pays étonne par ses dimensions gigantesques (vingt fois la France !), la beauté de ses paysages, les rigueurs de son climat. Il est aussi immensément riche en minerais et ressources énergétiques. 35 millions de Canadiens seulement vivent sur ce vaste territoire. Ils sont concentrés sur une étroite bande de territoire le long de la frontière avec le grand voisin du sud. Le Canada ne serait-il qu'un simple prolongement des Etats-Unis vers le nord ? Certainement pas. L'histoire l'a doté d'une personnalité unique, mêlant l'héritage indien,  français, et anglais, enrichie par une immigration d'une grande diversité, et n'ayant jamais voulu rompre totalement avec l'Angleterre.

Ce sont l'originalité et la beauté du Canada que nous nous efforcerons de montrer.

 

___________________________________________________________________________________

 

 

 

Marie-Agnès Bennett, professeur de lettres classiques

L’héritage antique  

Mardi 4 et 11 décembre 2012

Pourquoi la Grèce ? se demandait l’académicienne Jacqueline de Romilly  dans un de ses ouvrages ; ou plus généralement pourquoi l’Antiquité ? Après avoir évoqué cette femme exceptionnelle qui a consacré sa vie à la transmission d’un patrimoine culturel menacé par notre société du rendement  immédiat, nous montrerons en quoi la connaissance de l’héritage antique est fondamentale pour comprendre en profondeur la littérature occidentale et les autres arts.

________________________________________________________