Université Inter Âges - Gonesse

Saison 2011 - 2012

 

Organisateurs :

CCAS de la ville de Gonesse

UIA du Nord Parisien

 

Inscriptions :

Contacter le CCAS de la ville de Gonesse : 01 30 11 55 20

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mme Evelyne Rivet, professeur de sciences économiques

 La réforme de la fiscalité : comment rendre le

 système plus juste ?

Vendredi 4 et 18 novembre 2011

 

Tout le monde en convient : la fiscalité française est asphyxiée par sa complexité et sa faible progressivité.
La menace est forte de rompre le lien de confiance entre les citoyens et l'impôt.
Réformer notre système fiscal est donc plus que jamais nécessaire. Mais comment?
Cette conférence passera en revue les impôts et les propositions pour les rendre plus équitables et plus efficaces.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

M. Michel Lhéritier, guide-conférencier

Le site de Michel Lhéritier : http://visitesguidees-lheritiermichel.blogspot.com/

Fra Angelico

Vendredi 25 novembre et 2 décembre 2011

Guido di Pietro rentre chez les dominicains au couvent de Fiesole, situé sur les hauteurs de Florence, en 1408. Il a alors 21 ans. Selon l'usage de l'ordre, il change de patronyme pour un nom religieux : Fra Giovanni. Ses contemporains, en raison de la haute spiritualité de sa peinture ainsi que de la profusion d'anges dont il aime parer ses œuvres, le surnommeront Fra Angelico. S'il propose une peinture emprunte de la tradition de ses aînée, il s'en démarque par une personnalité et une originalité particulière. Il signe des chef d'œuvres dès sa période de jeunesse et c'est dans l'évolution technique plus que dans le résultat visuel que l'on peut constater l'évolution de la maturité picturale du peintre. Il s'éloigne du style de Lorenzetti et de Simone Martini qui reste attaché à la représentation de la vie quotidienne, pour une peinture plus spirituelle qui ne porte que très peu d'attention au détail terrestre. Il trouve son inspiration dans la méditation et la prière qu'il pratique assidument avant de peindre. Nous examinerons sa haute personnalité par l'étude de quelques unes de ses plus belles œuvres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mme Josette Nifenecker, professeur de lettres

Sarraute, Yourcenar, Duras :

l’autobiographie au féminin

Vendredi 9 et 16 décembre 2011



Nathalie Sarraute, Marguerite Yourcenar,  Marguerite Duras : trois grandes dames de la littérature française du XXème siècle; on ne saurait imaginer œuvres plus différentes les unes des autres, même si chacune consacre à son autobiographie une partie de son œuvre. Leurs expériences,  leurs écritures, leurs conceptions de l'autobiographie peuvent même paraître opposées.  C'est à l'étude des  caractéristiques de chacune, et de leurs  différences que nous  consacrerons notre présentation.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mme Marie-Agnès Bennett, professeur de lettres classiques

Orphée et Enée, deux voyages initiatiques

Vendredi 6 et 13 janvier 2012  

Au cours de ces conférences, nous retracerons l’histoire de chacun de ces deux héros, en revenant aux sources antiques, puis nous verrons comment des œuvres d’Art dans le domaine de la peinture, et de la littérature mais aussi de la musique et du cinéma perpétuent leur souvenir dans l’imaginaire occidental.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

M. Philippe Vanparys, professeur d’histoire

Les grandes affaires judiciaires :

Le docteur Petiot

Landru

Landru - vendredi 20 janvier 2012

Le docteur Petiot -  vendredi 27 janvier 2012

Deux affaires judiciaires célèbres, qui se terminent toutes les deux par une exécution capitale.

En 1922 Henri Désiré Landru est guillotiné pour l'assassinat de dix femmes qu'il avait séduites et escroquées.

En 1946 le docteur Petiot est condamné à mort et exécuté pour l'assassinat d'au moins 26 juifs qu'il avait prétendu sauver pendant la guerre.

A travers ces deux affaires, nous essaierons de retracer le climat d'une époque. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

M. Emmanuel Garcia, professeur d’histoire

A propos du « printemps arabe » : le monde

 arabo-musulman et la modernité

Vendredi 3, 10 et 17 février 2012

Les évènements qui se sont déroulés au Maghreb et au Moyen-Orient depuis janvier 2011 ont fait parler de « printemps », de « réveil », de « 89 arabe ».  Nous essaierons de replacer ces évènements dans une perspective historique. Depuis le XVI° siècle l’Occident a fait l’histoire, à travers les grandes découvertes, la révolution industrielle, la révolution démocratique. Au XX° siècle le monde arabo-musulman cherche, à tâtons, son entrée dans la modernité. Le nationalisme et le « socialisme » arabes, la révolution kémaliste en Turquie, la révolution islamique, ont été quelques unes des formes de cette recherche. C’est une nouvelle étape qui s’est ouverte avec le « printemps arabe ». 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mme Nadine Wainer, professeur  de philosophie

Qu’est- ce que philosopher (2)

Vendredi 9 et 16 mars 2012

 

Nous avons, l’an dernier, distingué la philosophie de la religion et de la science. Nous continuerons cette année à nous interroger sur ce qu’est philosopher, et nous visiterons ensemble un exemple de construction philosophique : la philosophie d’Epicure. Nous chercherons enfin à comprendre pourquoi Marx s’en réclame et lui rend hommage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

M. Robert Wainer, professeur de lettres

Sommes-nous romantiques ?

Vendredi 23 et 30 mars, 6 et 13 avril 2012

 

 Qu’est-ce qu’un romantique au XIXème siècle ? C’est un jeune homme de bonne famille, perdu dans un monde qui change trop vite.

C’est un homme aux « illusions perdues ». S’il est républicain, comme Stendhal, il ne croit plus aux révolutions. S’il est aristocrate, comme bon nombre de poètes romantiques de la première moitié du siècle, la médiocrité des hommes de la Restauration,  lui montre que le retour des Bourbons n’a pas restauré un monde où l’on défendait à coups d’épée son honneur et sa gloire.

Comment fuir, alors, ce monde détesté ? En cherchant refuge ailleurs : dans le passé, ou dans l’avenir, dans la nature ou dans les pays lointains, dans le rêve ou dans la folie. Autant de mondes plus ou moins imaginaires, où les artistes pourront librement épancher leur moi.

Ainsi, l’art permet au moi, brimé par ce monde qui ne le comprend pas et le rejette, de prendre sa revanche. L’artiste ne veut  plus décrire le monde pour le comprendre, comme au XVIIIème siècle : il veut exprimer les émotions douloureuses qu’il éprouve face à  l’incompréhension du monde.

C’est cette double exaltation - celle de l’individu rejeté et celle de la sensibilité  exacerbée -  qui caractérise l’art romantique.

Exaltation du héros incompris dans tous les romans de Stendhal, de Balzac, ou de Hugo ; plainte mélancolique  dans les méditations poétiques qui parcourent le siècle, de Lamartine à Verlaine, mais aussi dans les mélodies de Schubert. C’est aussi au romantisme que la peinture doit sa plus grande révolution : car à partir de Delacroix, les peintres privilégient leur manière personnelle de voir, de ressentir ce qu’ils voient, et abandonnent l’idée de représenter la réalité que tout le monde voit.

Nous verrons enfin, comment, de Bellini à Verdi, l’opéra romantique, où règne le bel canto, offre la synthèse de toutes ces aspirations : de même que le héros romantique exhale sa plainte en remisant dans l’ombre le monde des hommes, de même, le chant du soliste se développe, dans de magnifiques mélodies dont le seul but est d’émouvoir l’auditeur, laissant au second plan un orchestre chargé de mettre en valeur le chant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

M. Eric Bennett, professeur de lettres

Franz Liszt, tzigane et franciscain

 

Vendredi 4 et 11 mai 2012

L’Année Franz Liszt commémore le deux-centième anniversaire de la naissance du grand pianiste et compositeur hongrois. Héritier de Beethoven, inventeur du piano moderne, virtuose adulé et inlassable promoteur des œuvres d’autrui, icône du Romantisme et mystique fervent, les facettes ne manquent pas à ce personnage hors du commun. Nous nous attacherons à suivre les étapes de sa romanesque existence en évoquant ses œuvres les plus significatives.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

M. Emmanuel Garcia, professeur d’histoire

De Lutèce au « Grand Paris » : la construction historique d’une agglomération

Vendredi 18 et 25 mai 2012

 

Paris a plus de 2000 ans, et c’est la capitale de la France depuis plus de 1000 ans. Il ne reste pratiquement rien des bâtiments les plus anciens. Pourtant, chaque époque historique a laissé sa marque dans l’organisation de la ville, et l’on peut voir toutes ces marques dans le paysage actuel. Paris –ville a pour limites la dernière enceinte fortifiée, construite en 1840. C’est, à peu près, le « périphérique » actuel. Au-delà commence une autre histoire, celle de la banlieue, surtout dans la seconde moitié du XX° siècle. Gonesse célèbrera cette année le 60° anniversaire de la construction de la Fauconnière. Pourtant la banlieue ne s’est pas construite à partir de rien. Les traces du passé sont très nombreuses dans l’organisation du territoire. Aujourd’hui, le débat du « Grand Paris » porte sur l’avenir d’une des métropoles les plus importantes du monde. Ce débat s’inscrit nécessairement dans un continuité historique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

M. Olivier Macaux, professeur de lettres

Une introduction à la littérature russe :

Dostoïevski, Tolstoï

Tolstoï

Dostoïevski

Vendredi 1°, 8 et 15 juin 2012

 

Dostoïevski (1821-1881), écrivain tragique

Si Dostoïevski est considéré de nos jours comme l’un des plus grands romanciers russes avec Tolstoï, il ne faut pourtant pas perdre de vue que son art possède une dimension universelle qui le place d’emblée aux côtés de Shakespeare et de Cervantès. Romancier de l’âme humaine, que Nietzsche considérait comme le créateur génial d’une nouvelle psychologie, Dostoïevski est aussi un écrivain chrétien, hanté par le problème du Mal et de la rédemption.

Nous aborderons plus particulièrement les grandes œuvres romanesques - Crime et Châtiment (1866), Les Possédés (1872), Les Frères Karamazov (1880) - qui dessinent un univers métaphysique d'une grande puissance, où l'écrivain s'interroge sur le rôle de l'homme dans un monde désormais affranchi de la tutelle de Dieu.

 

Léon Tolstoï (1828 – 1910), romancier de la totalité et de l’infini     

Léon Tolstoï, « le plus grand romancier de la Russie et peut-être du monde »selon Tourgueniev, est parvenu, avec Guerre et Paix et Anna Karénine, au sommet de l’art romanesque. Outre ses deux grands romans, nous aborderons ses premiers récits (Enfance, Adolescence, Jeunesse ; Les Cosaques…) qui dénotent déjà une grande maîtrise et nous évoquerons les chefs d’oeuvre de la dernière période (La Mort d’Ivan Illitch ; Maître et Serviteur…) qui, à travers une écriture sobre, parlent de l’expérience de la mort et de la maladie. Nous essaierons d’évoquer l’art du roman tolstoïen : la finesse de l’analyse psychologique, la puissance du souffle épique qui parvient à rendre le monde dans sa totalité, la multiplicité des intrigues, l’utilisation du monologue intérieur, la multiplication des points de vue sur une même action… qui prouvent sa démarche novatrice.

 

 

M. Jacques Tramson, Maître de conférences à l’Université Paris 13

La Révolution Française : de l’Histoire à la construction d’un mythe du XIXe siècle

Vendredi 7, 14 et 21 octobre 2011

 

Le foisonnement des publications sur la Révolution Française lors de la célébration du bicentenaire nous avait permis de nous faire une idée scientifique, parfois contradictoire, de cet évènement-clé de notre histoire. Il sera intéressant de montrer comment, dès le XIX° siècle, à partir de Michelet et autour d’écrivains comme Balzac, Vigny, Hugo, Barbey d’Aurevilly, puis Anatole France, etc., s’est constituée une vision mythique aussi contradictoire que celle des historiens modernes de la Révolution Française.