Philosopher par gros temps

Mme Nadine Wainer, professeur de philosophie

Mardi 24 novembre et 1° décembre

 

Nous sommes actuellement ballottés par un présent chaotique et inquiétés par un avenir illisible. Comment réagir en philosophes à cette situation ? Nous analyserons cette année comment nous pouvons choisir deux perspectives très différentes. Ou bien chercher dans l’analyse de la nature humaine une réalité stable sous les mouvements désordonnés mais superficiels du présent: Hume et Alain nous permettront d’illustrer cette position. Ou bien croire que notre présent s’inscrit dans une histoire qui a un sens, même si elle paraît indéchiffrable: Hegel et Marx – frères ennemis sur de nombreux points – sont aux origines de cette pensée.

Comme nous l’avons fait les autres années, nous nous exercerons à la critique des dérives ou des limites liées à chacune de ces perspectives.

 

 

 

Marx (1818 - 1883)

Hume (1711 - 1776)
Alain (1868 - 1951)
Hegel (1770 - 1831)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La peinture italienne : Fra Angelico et Botticelli

M. Michel Lhéritier, conférencier au Louvre

Vendredi 4, 11 et 18 décembre

 

Nous entreprenons cette année l'étude de deux peintres qui marquent la charnière entre le Moyen-âge gothique et la première Renaissance ; l'un appartient encore à la première époque, c'est Guido di Pietro, en religion Fra Giovanni, dit Fra Angelico. Religieux dominicain, il a cherché à associer les principes picturaux de la Renaissance - constructions en perspective et représentation de la figure humaine - avec les vieilles valeurs médiévales de l'art : sa fonction didactique et la valeur mystique de la lumière. L'autre est Alessandro di Mariano di Vanni Filipepi, dit Sandro Botticelli. Botticelli entre pleinement dans la nouvelle manière de peindre, avec toute la grâce presque païenne de ses figures, voire une réelle sensualité qui, face à Savonarole le contraindra à brûler quelques uns de ses beaux nus féminins.  

 

 

Botticelli

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le cadre de l'Année de la Russie :

Les Romanov

M. Philippe Vanparys,

vendredi 8, 15 et 22 janvier

Michel ROMANOV accède au pouvoir en 1613. Sans le savoir, il met en place une dynastie pour 3 siècles. Nous partirons à la découverte de Pierre LE GRAND.

L’histoire de la Russie n’est pas seulement une affaire d’hommes : l’empire a connu aussi « le temps des impératrices », avec pour figure centrale : Catherine II. Despote éclairé et poigne de fer, elle a côtoyé les grands esprits de son temps.

Au XIXème siècle, la Russie est confrontée aux bouleversements des temps : les idées de La Révolution Française, l’industrialisation…

Les derniers Romanov hésitent entre « volonté de réformes » et « raidissement politique ». Tout se terminera dans la Révolution de 1917, et le massacre de la famille Romanov à  Ekaterinbourg, le 17 juillet 1918.

Le premier et de dernier Romanov

Michel Romanov (1596 - 1645)

 

 

Nicolas II (1868 - 1918)

 

 

 

 Dans le cadre de l'Année de la Russie :

Léon Tolstoï

M. Olivier Macaux, professeur de lettres

Mardi 12, 19 et 26 janvier

 

Léon Tolstoï, « le plus grand romancier de la Russie et peut-être du monde »selon Tourgueniev, est parvenu, avec Guerre et Paix et Anna Karénine, au sommet de l’art romanesque. Outre ses deux grands romans, nous aborderons ses premiers récits (Enfance, Adolescence, Jeunesse ; Les Cosaques…) qui dénotent déjà une grande maîtrise et nous évoquerons les chefs d’oeuvre de la dernière période (La Mort d’Ivan Illitch ; Maître et Serviteur…) qui, à travers une écriture sobre, parlent de l’expérience de la mort et de la maladie. Nous essaierons d’évoquer l’art du roman tolstoïen : la finesse de l’analyse psychologique, la puissance du souffle épique qui parvient à rendre le monde dans sa totalité, la multiplicité des intrigues, l’utilisation du monologue intérieur, la multiplication des points de vue sur une même action… qui prouvent sa démarche novatrice. Avec Tolstoï, tradition réaliste et recherche spirituelle ne sont plus antagonistes : il parvient à sonder l’essence des êtres et des choses, non par la médiation de l’idée, mais par celles des images et des symboles, qui lui permettent de rendre visible ce qui ne l’était pas et d’être ainsi le grand poète de l’espace romanesque.

 

Léon Tolstoï

 

 

 

La Renaissance

M. Laurent Ardoin

Vendredi 29 janvier, 5 et 12 février

 

La Renaissance, c'est ainsi que le XIXe siècle a baptisé ce moment, entre les XVe et XVIe siècles, au cours duquel est redécouverte, diffusée et, pour une large part, dépassée une culture antique, jugée alors infiniment supérieure à la culture médiévale. C'est à cette époque qu'a lieu la révolution du livre imprimé, que l'homme s'envisage et envisage le monde de nouvelle manière, que les idées de la Réforme se diffusent dans la société ou bien encore que la notion d'artiste apparaît.

Château de Chambord

 

 

 

Darwin et l'évolution

Mme Marie-Françoise Nail, conférencière à la Cité des Sciences

Vendredi 19 février

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le cadre de l'Année de la Russie :

Lénine, Trotski, Staline

M. Emmanuel Garcia

Vendredi 12, 19 et 26 mars

 

En 1917, une immense espérance se lève à l’Est : en Russie a triomphé une révolution qui, enfin, sera vraiment au service du peuple travailleur. On sait ce qu’il en advint, et comment l’URSS s’effondra de 1989 à 1991.

Nous essaierons de voir comment le drame s’est noué dès les origines, autour des trois personnages-clé des premières années de la révolution : Lénine, Trotski et Staline.

 

 

 

Introduction à la littérature gréco-latine

Mme Marie-Agnès Bennett, professeur de lettres

Vendredi 2, 9 et 16 avril

 

 

Oedipe, Oreste et sa soeur Électre, Antigone, Orphée, Phèdre: six héros tragiques dont nous suivrons l'évolution depuis les textes fondateurs, grecs et latins, jusqu'aux pièces classiques ou modernes de la littérature française. Nous montrerons aussi comment ils ont été source d'inspiration pour peintres, musiciens et cinéastes. Ces séances se présenteront comme autant de réflexions sur les diverses facettes d'un même mythe, et comme une introduction à la littérature gréco-latine.

 

Antigone

 

 

 

 

 

Le changement climatique

Mme Marie-Françoise Nail, conférencière à la Cité des Sciences

Vendredi 7 et 14 mai

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le cadre de l'Année de la Russie :

Géopolitique de la nouvelle Russie

M. Emmanuel Garcia, professeur d'histoire

Mardi 18 et 25 mai

 

La géopolitique de la Russie répond à quelques constantes qui traversent les siècles : l’immensité, la continentalité, l’expansion du peuple russe.  Des données complètement nouvelles sont apparues depuis 1989 : l’effondrement de la zone de sécurité que constituait l’Europe de l’Est, et l’indépendance des peuples non russes. Mais il ne faut pas s’y tromper : la Russie ne disparaîtra pas de l’histoire. Elle  cherche à tâtons sa place dans ce contexte nouveau.

 

 

 

 

 

 

 

Le Cambodge

M. Emmanuel Garcia, professeur d'histoire

Vendredi 21 et 28 mai

Le Cambodge est l’un des plus petits pays d’Asie du Sud-est, et l’un des moins peuplés. Ce peuple occupe pourtant dans l’histoire une place particulière et importante. Du IX° au XIII° siècles, il a construit les fabuleux temples d’Angkor, qui constituent aujourd’hui un site sans égal.

Au XX° siècle, le Cambodge semble en marge des grands bouleversements, car c’est au Vietnam que se fait l’histoire. Mais le Cambodge finit par être emporté dans la tourmente, et subit un drame sans précédent : l’effroyable « auto génocide » perpétré par les Khmers rouges.

 

La structure du globe terrestre

Mme Marie-Françoise Nail, conférencière à la Cité des Sciences

Vendredi 4 juin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les personnages féminins dans la littérature du XVIII° siècle

Mme Josette Nifenecker, professeur de lettres

Mardi 8, 15 et 22 juin

 

 

Nombreuses sont les personnages féminins dans la littérature française du XVIIIème siècle; de l'oie blanche à peine sortie du couvent à la veuve libertine, les intermédiaires ne manquent pas. Si certaines œuvres dénoncent le statut qu'on leur impose, d'autres dévoilent leurs stratégies parfois brillantes, voire cruelles pour échapper au carcan social.
Avec Marivaux, Diderot, Rousseau, Beaumarchais, Laclos, nous nous pencherons sur ces représentations féminines complémentaires à la veille de la Révolution; avec ce paradoxe que c'est peut-être le plus radical de ces écrivains (Rousseau) qui- dans ce domaine précis- peut paraître le plus conservateur !

Le mariage de Figaro

 

 

 

Les femmes des Lumières et de la Révolution

Mme Isabelle Joz-Roland, professeur d'histoire

Vendredi 11, 18 et 25 juin

 

Au XVIIIème siècle, les femmes ont une place importante dans la société. Elles influencent les hommes de pouvoir, elles animent les salons littéraires et permettent la diffusion des idées nouvelles, elles participent aussi à l’engouement pour les sciences.

C’est Madame de Pompadour qui protège les philosophes, les artistes et les écrivains, c’est Madame du Châtelet qui traduit Newton, c’est Madame d’Épinay qui écrit un traité sur l’éducation.

Pourtant, à la veille de la Révolution, la femme n’a aucun droit. Les idées nouvelles de liberté et d’égalité permettent tous les espoirs pour les femmes. Olympe de Gouges écrit une « Déclaration des Droits des femmes », Théroigne de Méricourt et Madame Roland tiennent des salons révolutionnaires.

La Révolution française a-t-elle changé le sort des femmes ?

 

L'exécution d'Olympes de Gouges

(3 novembre 1793)

Madame d'Épinay (1726 - 1783)

 

 

 

 

 

 

La crise de 1929

M. Emmanuel Garcia, professeur d'histoire

Vendredi 2, 9 et 16 octobre

 

Toute période de crise économique fait resurgir le spectre de 1929 : et si cela recommençait comme en 29 … Les années 30 connurent en effet l’effondrement le plus spectaculaire de toute l’histoire économique, et les conséquences en furent immenses. La crise n’explique pas tout, mais sans elle le rôle joué par un Roosevelt ou un Hitler demeure incompréhensible.

Le très mauvais souvenir laissé par la crise n’empêche pas que les hommes se hâtent d’oublier ses leçons, dès que surgit l’embellie. Revisiter la « grande dépression » sera pour nous l’occasion de rappeler qu’une telle crise ne survient pas par hasard, et que ses conséquences ne sont pas automatiques : en définitive, ce sont les hommes qui choisissent.

 

Chômeur anglais dans les années 30 :

 

Je connais 3 métiers

Je parle 3 langues

J'ai combattu 3 ans

J'ai 3 enfants

Pas de travail depuis

3 mois

Je demande seulement

 UN emploi

 

 

 

Dostoïevski

M. Olivier Macaux, professeur de lettres

Mardi 6 octobre

 

Dostoïevski : Des Démons (1871) aux Frères Karamazov (1880), nous aborderons dans cette troisième séance les dernières œuvres de Dostoïevski qui témoignent de son extraordinaire talent d’écrivain et de sa maîtrise toujours plus accrue de la forme romanesque. Nous reviendrons plus en profondeur sur les trois grands romans de cette période avec Les Démons (1871), qui a pour sujet une conspiration nihiliste dans une petite ville de province et qui devient, sous la plume de Dostoïevski, un roman du chaos et de la perte du sens, L’Adolescent (1875), œuvre méconnue et pourtant fulgurante sur la jeunesse, le sentiment amoureux et le jeu social, et, pour finir, Les Frères Karamazov (1880), œuvre ultime et sans doute la plus accomplie de l’écrivain, reprenant les grands thèmes de la mort de Dieu et du père, de l’amour et de la rédemption.

 

Dostoïevski

 

 

 

 

 

Le partage de la valeur ajoutée

Mme Évelyne Rivet, professeur d'économie

Vendredi 22 octobre

 

La valeur ajoutée qui représente les richesses créées permet à l'entreprise de rémunérer l'ensemble des agents ayant participé directement ou indirectement à la production. Une partie est destinée aux salariés, une partie au fisc et une partie aux apporteurs de capitaux.

La valeur ajoutée est donc un gros gâteau à partager. Dans le cadre de l'activité économique, il est source de conflits.
Nous tenterons donc de comprendre les mécanismes et les enjeux de la répartition de la valeur ajoutée.

 

 

L'invention de l'artiste

M. Robert Wainer, professeur de lettres

Vendredi 6, 13, 20 et 27 novembre

Au Moyen Âge, le peintre ou le sculpteur, parce qu’ils sont des travailleurs manuels, sont juste au dessus des laboureurs. Pour Molière,  en 1667, un auteur est encore un « malheureux qui compose pour vivre ». Cent cinquante ans plus tard,  l’artiste est devenu « l’étoile qui mène à Dieu  rois et bergers (Hugo) ».

De la  Renaissance à la fin du XVIIIè, les artistes aspirent à une reconnaissance, mais c’est l’histoire d’une émancipation difficile, d’un  combat long, pénible, et parfois humiliant : il faut attendre la deuxième moitié du XVIIIè pour que le mot « artiste » ne soit plus un synonyme « d’artisan ». Enfin, au XIXè, avec l’avènement de la société bourgeoise et du romantisme, l’artiste est reconnu dans sa singularité. Mais cette reconnaissance sociale ne va pas sans lui poser de nouveaux problèmes. Loin de le satisfaire, cette reconnaissance l’inquiète, parce qu’il a peur d’y perdre sa liberté.

De Balzac à Proust, en passant par Gauthier, Zola, les Goncourt, Flaubert, nombreux sont les personnages – artistes qui semblent avoir été créés pour permettre à l’auteur de réfléchir - et de se réfléchir – dans leur art. Mais le plus passionnant est de constater que nombre de ces œuvres constituent des romans d’anticipation esthétique, comme si les auteurs concevaient des théories artistiques novatrices qui les effrayaient, et dont ils projetaient la réalisation (souvent catastrophique) dans leurs personnages.

Enfin, comme chaque année, nous ferons un tour à l’opéra : Benvenuto Cellini (Berlioz), Le Trouvère (Verdi), Tosca ( Puccini), Hoffmann ( Offenbach) sont autant de figures tragiques de l’artiste que « ses ailes de géant empêchent de marcher»  (Baudelaire) parmi le commun des mortels.

Nous allons donc tracer, à travers les œuvres d’art  picturales, musicales et littéraires, l’évolution de l’image de l’artiste dans la société, à travers la représentation qu’en donnent les artistes eux-mêmes. 

Courbet : l'atelier du peintre (1855)

 

 

 

 

Qu'est-ce que la lumière ?

M. Guy Martin, professeur de physique

Mardi 10 et 17 novembre

 

Au cours d'une première séance, nous étudierons quelques propriétés de la lumière qui permettent d’expliquer certaines « illusions d’optique » que nous pouvons observer dans la vie de tous les jours :

-         réflexion de la lumière (miroirs)

-         réfraction de la lumière (fibres optiques, mirages, lentilles)

 

 Une deuxième séance nous permettra de distinguer différents types de lumière (monochromatique, polychromatique), et à présenter la nature de la lumière telle qu’on la conçoit aujourd’hui, et telle qu’on l’a imaginée dans le passé.  

 

 

 

Elle bouge ... ou pas ?

 

 

 

 

Université Inter Âges - Argenteuil

 

Organisateurs :

CCAS d'Argenteuil

Université Paris 13 Villetaneuse

 

Renseignements et inscriptions :

CCAS, hôtel de ville d'Argenteuil, 12-14 bd Léon Feix,

Tel : 01 34 23 41 77

Programme 2009 - 2010